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Rubrique ‘Escapades’

Samedi dernier, jolie randonnée dans le Layon à la découverte du quarts-de-chaume, un doux nectar issu du chenin. Depuis, ça suit son petit bonhomme de chenin.

 

Est-ce l’effet de Vignes, vins & randos du week-end dernier ? Ce soir, on a failli innover avec « Piscine, guinguette & Picon » Mais nous nous sommes contentées de la guinguette… et du Picon. Trop de monde à la caisse du Carré d’Ô, possiblement trop de monde dans l’eau, bref, on a rebroussé chemin, direction le pont Wilson. Tours-sur-Loire va bientôt fermer, après tout, il faut en profiter jusqu’au week-end de clôture, qui sera marqué par le marché Convergences bio. Au passage, j’ai adhéré à Slow Food hier et participé à ma première réunion du Convivium Tours-Val de Loire, conviviale, gourmande et engagée. J’ai frappé à la bonne porte et ça promet de bons moments.

L’été s’effrite et la rentrée, même sans cartable, nous apporte son lot de nouveautés, comme pour compenser la baisse de luminosité, la morosité sociale et l’austérité annoncée. De bons films (Honoré, Téchiné…), d’excellents romans (ma moitié m’a offert le nouveau Emmanuel Carrère) et des CD à savourer. Découvert hier, même si ça date un peu, celui de Laetitia Velma, produite par Dominique A, qui réapparaît pour l’occasion avec quelques concerts à ses côtés, avant sa propre tournée prévue en 2012 (au Châtelet, au Lieu unique… yes !). Séduction immédiate, influence oblige.

Une rentrée culturellement foisonnante, donc, au moment même où il faut se remettre à bosser. C’est malin. Aller au ciné avec un iPod sur les oreilles et un bon bouquin, je ne vois que ça. Ben oui, mais comment je vais faire pour nager si j’ai les mains prises ?

J’ai pas mal traîné mes guêtres dans l’estuaire de la Loire, cet été. Ça change un peu du val. J’avais découvert dans un premier temps avec étonnement L’Observatoire de Kawamata, à Lavau-sur-Loire, qui offre, outre une balade confortable à travers les roselières, sur un platelage en bois, une vue insolite sur les prairies inondables et les alentours.
Samedi dernier, j’ai exploré la rive sud, de l’autre côté de l’eau comme on dit là-bas. Je voulais fouler le sol de la pêcherie traditionnelle de Corsept, inaugurée il y a un an par la commune, qui la loue toute l’année au port de la Maison verte. Le temps était superbe, le soleil écrasant, c’était mortes eaux et les oiseaux picoraient nombreux sur les vasières : avocettes, tadornes, huîtriers, courlis… Sur les ruines d’une ancienne pêcherie reposait une belle brochette d’échassiers – héron cendré, héron garde-boeuf, aigrette garzette – aux côtés des intrus cormoran et goéland. Au loin a décollé le Beluga d’Airbus, un gros avion cargo qui transporte des fuselages et autres pièces de puzzles aéronautiques. On voit souvent planer sa silhouette caractéristique dans le ciel changeant de l’estuaire. Je ne me lasse pas d’observer en vol ce sosie aérien du cétacé, qui semble toujours trop chargé.
J’ai été séduite par la pêcherie communale, et je ne suis pas la seule, puisqu’elle a été louée 88 fois depuis le début de l’année, le temps d’une marée (moyennant 30 euros). Sa silhouette à elle m’évoque celle d’une araignée dont le carrelet serait la toile. Il n’est pas difficile de relever ce large filet carré qui capture bien souvent des mulets, des anguilles et des poissons plats.
Cinq cents mètres en aval, l’Observatoire des géants industriels a dépaysé mes jumelles. Une table d’orientation très bien faite décrypte le paysage industriel complexe et touffu qui s’offre à nos mirettes, rive nord. On comprend enfin le rôle précis des nombreux terminaux : l’un pour le charbon, l’autre pour les denrées agricoles… Et les gros cargos de filer sur l’eau. C’est précisément en contrebas que passera bientôt l’itinéraire de la Loire à vélo.

Ce matin, j’ai demandé à mon médecin de m’euthanasier la prochaine fois qu’on se verrait. Elle n’a pas eu l’air d’accord, malgré un argument de poids : il y a trop de monde sur cette planète et on se passera bien de moi ici bas. Non contente d’avoir mal aux lombaires (la quatrième, si vous voulez tout savoir), j’innove avec l’épine. J’aime l’épine noire qu’on me concoctait jadis. Celle de Lenoir, moins. C’est le petit nom de l’épine calcanéenne, un os qui pousse sous le talon quand on devient un vieux con. On va demander aux rayons X de vérifier si c’est ça, mais de toute façon, Houston, y a un problème ! Si vous avez le même, on explique très bien ça sur Internet.
Cela dit, j’ai quand même passé un bon week-end, entre Nantes et Tours, et multiplié les verres au bord de l’eau : un café au bord de l’Erdre, marqué par une dame tonitruante en T-shirt bleu roi Breizh 44 à faire défaillir le préfet de Loire-Atantlique ; un panaché à la Guinguette-Nouvelle de Saint-Avertin, près de Tours, vraiment au vert, les pieds dans le Cher, avec un concert très sympa de Malakit en acoustique : ah, la belle voix de Juliette Rillard et son hommage très réussi à Jane Birkin, ave l’accent !
Hier soir, un Picon bière (enfin) à la guinguette de Tours-sur-Loire après trois heures de randonnée à Genillé, au bord de l’Indrois. Marie et moi, on a fui à cause du zouk. Zou !

Légende photos : A la Guinguette-La-Nouvelle de Saint-Avertin, mobilier Fermob et déco de Michel Gressier, façon Lego et pavoisements.

Cardères dans une douve des marais Audubon, à Couëron.

Je viens d’écrire les textes d’un très beau livre sur les chats, d’où mon silence sur ce blog. La seule escapade que je me suis octroyée fut dans l’estuaire de la Loire, exploré il y a quatre ans en bateau. Là, l’approche, avec deux guides émérites, fut tout autre. À Couëron, j’ai découvert le Paradis. Un bistrot à la déco très sympa, où l’on mange bien pour pas cher (le colin au beurre blanc avait le goût de celui de ma grand-tante, c’est dire), et qui donne sur le bac. À deux pas des Marais Audubon, que je vous recommande à vélo, le lieu a un charme fou. On passe le bac (c’est gratuit) et hop, vous voilà sur la rive sud de la Loire, au Pellerin, sur l’itinéraire de la Loire à vélo, lequel vous mène jusqu’à l’océan en longeant le paisible canal de La Martinière. En cas de petit creux pour les cyclistes valeureux, je ne saurais que trop recommander la crêperie qui donne à l’entrée du canal. Cadre moderne, mais vue imprenable sur l’eau et bonne crêpe chocolat-chantilly…
En ce moment, dans les prairies, les cigognes blanches ne sont pas rares et j’ai même vu deux spatules depuis l’observatoire de la réserve du Massereau qui, elle, se visite avec un guide. Un peu plus loin (il est long, ce canal parallèle à la Loire !), au Migron, il y a le Quai vert, un lieu à la fois culturel et touristique où l’on peut boire un verre au vert, faire du canoë, de l’aviron, du tandem… Si vous passez les deux petits ponts, vous empruntez le chemin des Carris qui mène directement au bord du fleuve, face à la centrale de Cordemais. On voit la fameuse Villa Cheminée de Tatzu Nishi, tellement plébiscitée qu’il faut réserver six mois à l’avance pour y passer une nuit… En chemin, il n’est pas rare de voir des hérons garde-boeuf trottiner près des troupeaux et, dans les roselières, des gorgebleues à miroir et autres passereaux paludicoles. Bref, encore un lieu unique que la Loire recouvrait entièrement, il fut un temps.

Le Café de la Place, à Junhac, qui célèbrera le week-end prochain la Fête du porc de montagne. Gruik gruik !

Elle nous a vues venir, Josette, dans son minuscule café. Quatre vacancières en goguette, prêtes à tout pour boire l’apéro sur la place de l’Eglise, à Cassaniouze. Contre toute attente, la note a été plus salée que le jambon de pays et on a pu vérifier que l’Auvergne n’est pas une terre de vignoble. On ne peut pas tout avoir. Des fromages succulents, c’est déjà pas mal.

Le Cantal, c’est encore une de ces contrées où l’on peut boire un verre en ayant l’impression de s’inviter chez les gens. L’autochtone vous dévisage sur le pas de la porte, puis vous propose son apéritif de gentiane ou son Birlou. Là, vous regrettez immédiatement d’avoir choisi le verre de blanc.

Il y a aussi les petits miracles. Vous crapahutez une heure trente pour atteindre le ravissant hameau de La Vinzelle, dans l’Aveyron (à la frontière de la Châtaigneraie cantalienne) et paf, l’Auberge du Peyral vous tend les bras avec son panorama incroyable. Ça tombe bien, il est midi et vous avez un p’tit creux. C’est l’occasion de goûter le gâteau aux noix, qui tient au corps. De câliner un chat bonsaï mou comme une chiffe, qui, selon l’aubergiste, ne grandira plus jamais. Comme le temps s’est arrêté ici, nous ne grandirons plus non plus.

Hier, à la station Montparnasse, j’ai tout de suite remarqué les traces d’ongulés et de fauves  en amorçant ma descente dans l’escalator, celui qui débouche sur le tapis-roulant-le-plus-rapide-du-monde-qui-ne-marche-jamais. Forcément, je ne regarde guère au-delà  de mes orteils, dans les couloirs du métro. Et puis je suis passée à autre chose, allez savoir pourquoi ?

Arrivée dans la meilleure cantine du XVe arrondissement, chez Christelle, dont je tairai le nom et l’adresse, trop précieuse pour être partagée, j’ai dévoré ses travers de porcs succulents et ses délicates pâtisseries. Des trucs de fou, qu’elle a dénichés à La Pâtisserie des rêves, près du Bon Marché : un saint-honoré, un Paris-Brest et un petit gâteau de saison à la rhubarbe. Le tout en miniature, bien sûr, que Monsieur Dukan se rassure.

Une balade à Rambouillet et une nuit dans une cahutte Huttopia plus tard (je vous épargne les soldes du matin à Saint-Germain…), j’ai assisté à un spectacle étrange dans le couloir interminable de Montparnasse, près du tapis-roulant-le plus-rapide-du monde-qui-ne-marche-jamais, mais de l’autre côté, cette fois. Des gens avec des lunettes en carton sur le nez, immobiles sur le tapis roulant qui, lui, marchait parfaitement. Et là, j’ai compris. Les traces d’ongulés, de félins, par terre, sur les escalators… Une campagne de promo pour l’Afrique du Sud ! Les gens affublés de lunettes, donc, regardaient une énorme frise en relief qui fait la longueur du couloir, soit 185 m à la louche. Tout le long du mur, les Big Five dans une savane sud africaine, ceux que tout touriste se doit d’avoir croisés quand il quitte Joburg, sinon il passe pour un blaireau (l’éléphant, le rhinocéros, le lion, le léopard et le buffle : ça peut  servir pour Le jeu des mille euros). Et les affiches d’annoncer : « Danger, un rhinocéros s’est échappé dans les couloirs de la station » ou autres mises en garde capables de retarder encore plus nos TGV.

J’ai repensé à Rambouillet : des cerfs, des chevreuils, un pinson des arbres, un carabe doré et une limace rouge. Ouf ! L’honneur est sauf. Mais quand même, je retournerais bien en Afrique du Sud. Il y a de belles bêtes et du bon vin. Dans 48 heures, je serai en vacances dans le Cantal. C’est bien aussi.

Légende photo : Oryx de vous décevoir…