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Posts Tagged ‘Festival de Ménigoute’

— Pathé Films (@PatheFilms) 4 janvier 2017

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Parmi les événePaul Watson invité du prochain Festival de Ménigoutements faunistiques remarquables de l’été, la mort du lion Cecil, roi du Zimbabwe, n’aura échappé à personne, déclenchant un raz-de-marée d’indignations justifiées dans la jungle des réseaux sociaux. Des crimes contre l’animalité ont pourtant lieu en permanence, mais celui-ci a ému plus que d’ordinaire l’opinion planétaire. Pour le montant dépensé par le braconnier américain incriminé (45 000 euros) ? Pour les relents colonialistes qu’il réveille ? Ou parce que le vieux félin respectable a été achevé après 40 heures d’agonie ? Probablement tout cela à la fois.
Il est des espèces qui cristallisent l’émotion plus que d’autres pour leur dimension iconique : l’ours polaire en fait partie, dont Rémy Marion, spécialiste des pôles, viendra nous parler lors du prochain Festival du film ornithologique de Ménigoute (FIFO), du 27 octobre au 1er novembre prochain. Il n’en va pas de même pour les poissons, requins notamment, qui sont pourtant l’objet d’un massacre quotidien.
Dans un récent numéro spécial de Télérama consacré aux océans, le capitaine Paul Watson, cofondateur de Greenpeace et créateur de la Sea Shepherd Conservation Society, fait part de son inquiétude quant à la gravité des menaces qui pèsent sur la biodiversité marine, notamment sur le plancton. « Il ne faut plus rien manger qui vienne de la mer« , assène-t-il. C’est cette éminente figure de l’écologie activiste, réfugiée en France, qui assurera une conférence exceptionnelle le 31 octobre, à 18 heures, au prochain FIFO, dans la salle de projection du festival. L’antenne Sea Shepherd Tours tiendra à cette occasion un stand d’informations et de vente de produits dérivés. Des perspectives sur lesquelles je reviendrai plus en détail dans la newsletter de septembre, au travers d’une interview de Lamya Essemlali, présidente de Sea Shepherd France, qui accompagnera le célèbre Canadien lors de son escale en Gâtine.

Pour lire la suite de la newsletter, rendez-vous sur le site du festival.

Ma chronique « Une plume à la page » pour la Web TV du Festival international du film ornithologique de Ménigoute. Artisanal, mais j’y tiens !


Une plume à la page – Les cygnes sauvages par mainatetv

En dépit des frasques sentimentales de son Président qui, selon les camps, ternissent son image ou confirment la réputation sulfureuse des Français en matière de parades nuptiales, la France redevient un oiseau et fait « cocorico » ! Cocorico fin décembre avec le documentaire de Jacques Malaterre et Frédéric Fougea, Le Plus Beau pays du monde, qui a rencontré sur France 2 un véritable succès en prime time :  6 472 000 spectateurs, soit 23,4 % de parts d’audience. Cocorico en ce début d’année quand il fut question de défendre l’exception culturelle de son cinéma. « La France fait le choix assumé de soutenir un secteur d’excellence, facteur de rayonnement, créateur d’emplois, mais aussi de lien social entre les Français et de fierté de la France dans le monde », a déclaré Aurélie Filippetti, ministre de la Culture et de la Communication, au sujet de la polémique sur le financement du cinéma de l’Hexagone.
Quand on se penche sur le cinéma français, on constate qu’il connaît des problématiques assez similaires à la biodiversité. Mondialement reconnu, envié et toujours menacé. Lancées il y a un an, les premières « Assises pour la diversité du cinéma français » ont fait l’objet d’un long rapport tout juste rendu public, sorte d’état des lieux à l’heure du numérique.
Comme la biodiversité, il confirme que la production et la diffusion cinématographiques doivent échapper aux lois ordinaires du libre-échange. Reste que l’équilibre se fissure dans un contexte de crise mondialisée. Que les chaînes de télévision, toujours plus nombreuses, continuent de bouder les films animaliers malgré leurs succès. Qu’il faut sans cesse se mobiliser pour sauvegarder une matière vivante indispensable parce qu’elle fait rêver et nous rend un peu plus grands.
C’est le sens du latin majusculus : un peu plus grand. Une impression que l’on ressent en plongeant dans Minuscule – La Vallée des fourmis perdues (voir l’article que j’ai écrit à ce sujet dans la nouvelle newsletter du Festival de Ménigoute). Ce film d’animation 3D tourné en décors réels revendique à l’écran, par petites touches subtiles, sa fabrication française. Et sans être patriote, il y a de quoi être fier, d’autant plus que son empreinte écologique a été maîtrisée. Les réalisateurs explorent un terrain vierge, tant du point de vue de la production, de la technique que du genre, ce qui explique une distribution à l’international dans plus de trente pays.
C’est aussi la vocation du Festival de Ménigoute, une manifestation atypique qui fêtera cette année ses 30 ans. Une année que je vous souhaite excellente. Une année pour voir un peu plus grand.

Michel Rocard © DR« Si vous êtes ici, c’est que vous avez des intérêts un peu exotiques ! », a ironisé Michel Rocard au cours de la conférence qu’il a donnée le jeudi 31 octobre au Festival international du film ornithologique de Ménigoute devant un large public, tout ouï.  Ambassadeur en charge des négociations internationales sur les pôles depuis 2009, l’ancien Premier ministre avait été invité dans le cadre des 5es Rencontre culturelles du cinéma animalier.

Bon pied bon œil, Michel Rocard, 83 ans, s’est livré pendant plus d’une heure à une passionnante présentation des enjeux géopolitiques et environnementaux en Arctique, abordant avec autant d’aisance les questions de kayak et de haut débit.

« Nos deux pôles n’ont en commun que le froid », a-t-il rappelé en préambule, rappelant que le pôle Nord se situe à 3 200 m sous l’eau, où est plantée une maquette en titane du drapeau russe ! « L’Arctique n’a que de l’eau, c’est un océan relativement fermé autour duquel se répartissent en cercle cinq Etats limitrophes. »

Si la gestion commune de l’Antarctique inhabité – à laquelle Michel Rocard a contribué – ne pose guère de problèmes dans ce tragique XXIe siècle, les choses sont loin d’être acquises pour l’Arctique, où vivent 4 millions d’individus en Arctique, dont 400 000 autochtones.

Des exilés climatiques

Or, en septembre dernier, on n’avait jamais vu la banquise si petite : 3 millions de km2, le minimum absolu. En trente ans, elle aurait ainsi perdu plus de la moitié de sa superficie. Le réchauffement climatique affecte aussi le permafrost (pergélisol en français). « Dans certaines zones, le sol est très argileux et devient mou, a expliqué Michel Rocard. Ce qui est dur dessus s’enfonce… Nous avons déjà des exilés climatiques mais ils restent pour l’heure à l’intérieur des pays concernés. »

Ce réchauffement affecte aussi la faune et la flore (cf. la conférence de Stéphane Hergueta qui a suivi) et les courants marins comme le Gulf Stream. On peut désormais circuler et pêcher dans les zones libérées l’été par la glace, même si les techniques ne sont pas encore adaptées. En outre, nous n’avons pas les données scientifiques nécessaires sur les stocks de poissons. Selon l’ancien ministre, une organisation régionale de pêche s’impose donc sur ces questions. D’ici trente ans, la moitié du commerce mondial pourrait y transiter !

Un Moyen Orient glacial

Autre inquiétude, ces eaux ou terres glaciales abritent 30 % des réserves mondiales de gaz, 13 % des réserves de pétroles et 20 % des réserves de gaz liquide. « Contrairement à la convention de Wellington, qui interdit toute activité sur l’Antarctique, il n’y a pas l’ombre d’un accord entre pays riverains sur la manière dont on peut exploiter cette manne », s’inquiète Michel Rocard. « Les techniques d’exploitation du pétrole dans ces régions ne sont pas assez sûres et une marée noire en Arctique serait encore plus catastrophique qu’en zone tempérée. »

Créé en 1996, le Conseil de l’Arctique où Michel Rocard représente la France, ne siège  que « deux heures par an suivies d’un bon banquet ! ». Dans cette instance bizarre, qui est pourtant passée en quelques années « du syndic de propriété des riverains à un conseil d’usagers potentiels »,  il semblerait que l’on s’exprime surtout dans les couloirs…

« J’aimerais que mon beau pays de France soit exemplaire sur la question et je regrette que la crise n’occulte cette préoccupation », a conclu Michel Rocard, qui invite la société civile à se mobiliser sur ces questions. Le temps qu’une majorité de nations s’accordent à abandonner leur souveraineté au profit de décisions collectives et responsables, et de  donner à cette zone fragile le cadre juridique international protecteur qu’elle mérite.