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J'anime un 2ème blog dans lequel je propose une sélection de sites Web, de vidéos et d'articles divers trouvés sur Internet.
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Posts Tagged ‘Loire’

Squelette londonienVous est-il déjà arrivé d’avoir la sensation d’habiter un corps neuf, en dehors des (rares) fois où l’on tombe amoureux jusque dans ses os ? J’ai un peu cette impression en sortant de chez l’ostéopathe, qui tente de réconcilier mes lombaires avec mes cervicales. Au prix de quelques exercices bluffants prodigués avec la dextérité d’un magicien, il a remarqué un truc que personne n’a vu jusqu’ici, hormis une copine croisée ce matin qui m’a gentiment trouvée « de traviole depuis quelque temps » : j’ai la tête penchée d’un côté. Et comme les yeux aiment regarder à l’horizontale, mon corps compense en un étrange équilibre visiblement très personnel. Un moment donné, Emilie Joly (eh oui, c’est le nom de ma podologue et, non, elle n’a pas de lapins bleus dans sa salle d’attente) m’a fabriqué des semelles pour compenser la bascule de mon bassin (de traviole lui aussi). Maintenant que j’ai la tête droite, je peux les jeter dans la Loire avec toute l’ingratitude des gens qui se croient guéris. Les pieds, la tête. J’ai une nette préférence pour la seconde, mais j’apprends à considérer les premiers à leur juste valeur. Entre les deux, il y a un tas de trucs sur lesquels on gagne à s’attarder, comme l’explique fort bien Christophe André dans Méditer jour après jour, en s’appuyant sur des peintures. Longtemps, je n’ai pas pris le temps. Il est grand temps de le trouver. Méprisée à tort par la Sécurité sociale, l’ostéopathie a toute ma sympathie (spéciale dédicace à mon frère aîné).

Depuis une ile de la LoireDimanche, le printemps a pris un toboggan. Zou, a glissé dans l’été. Et nous avec. Debout, sur mon île face à au village trop éclairé, premier chant du coucou, sans un sou en poche. Mince. Mais contente quand même. A peine remise, les premières trilles du rossignol planqué dans un bosquet épineux. Un rossignol quoi. Puis une fauvette énervée qui daigne se montrer. Un faucon plane au-dessus, des buses paradent dans une ascendance. Un ciel repeint dans la nuit. Ambiance surréelle. Suis-je vraiment réveillée ? Oui. Même que dans la nuit, une guêpe endormie a piqué le petit être brun : une première fois (pas assez), une seconde (la bonne) : « Debout là-dedans ! C’est le printemps ! »

Derrière un gros tronc à l’écorce ridée, j’observe deux chevreuils contre le vent tiède. Les bois d’un troisième brocard apparaissent derrière une butte de la prairie d’un vert électrique.  Puis une chevrette délicate. Quatre chevreuils, quatre hérons cendrés : mes jumelles ne sont pas assez grandes pour contenir tout ça. Petit moment de grâce : un chevreuil houspille un héron qui s’envole, courroucé.

A bout de l’île, une colonie d’hirondelles de rivage pépie avec force loopings. Je regarde au sol, piètre botaniste que je suis. Dominique m’apprendra un peu plus tard que j’ai vu des ornithogales en ombelle (ou « dame de onze heures », allez savoir pourquoi), des cardamines des prés et un volumineux chardon de Marie. Précieux vocabulaire naturaliste.

Je pense à Jean-Louis Murat et à son Toboggan à lui, très bel album où, enfin, il ne semble pas bouder son plaisir. De nouveau des noms d’animaux, des cris aussi, des comptines et des paroles qu’on ne comprend pas toujours, le patois désuet et poétique du troubadour bougnat. Une tranquille dérive à l’image de la Loire qu’il cite dans son disque… et qui coule sous mes yeux. La Loire, ce lien, toujours.

Rue du Tangage, La PossonnièreLe dossier de presse du comité départemental de l’Anjou, dont j’ai réalisé une partie de la rédaction via Bergamote Presse, est téléchargeable sur le site d’Anjou Tourisme. Parmi les prestations que j’ai testées : les gourmandises de Sandrine et Stéphan Perrotte (Instant d’ici) ; Thomas’Ranch ; la fabuleuse cabane lodge en bois du Château des Briottières ; l’incroyable dédale souterrain du Troglo à plumes ; la délicieuse halte insulaire « Au Bout de l’Île », à Montjean-sur-Loire : une nuit à bord d’une toue cabanée avec le batelier de Terre et Loire ; la fabuleuse Maison Haute perchée à Montsoreau ; les luxueux « farés » sur pilotis de Côté Rivière, à Grez-Neuville ; la très belle demeure du Haut Pressoir, idéale pour une halte bio sur la Loire à vélo. A ce propos, les cyclotouristes n’hésiteront pas à faire étape dans le Vel’abri du camping de Montsoreau. Plus étonnant, une plage de sable et un nouveau spot de wakeboard à 20 minutes d’Angers. Fun et glisse assurés.

Pour un aperçu complet de l’offre touristique angevine, on peut feuilleter en ligne le magazine 2013 de l’Anjou, où je présente aussi la prestation œnotouristique de Pascal Busson.

Je n’ai pas suivi la ligne rose sur le trottoir. En bonne dissidente, j’ai suivi mon instinct. J’ai coupé par la rue Harouys, celle d’où retentit certains soirs le son des binious. J’ai rejoint le passage Pommeraye. Première étape chez Agnès Varda, qui y a reproduit la boutique de téléviseurs de Piccoli dans Une chambre en ville, de Jacques Demy, tourné en partie dans ce passage couvert hors du temps. Sur les écrans, des images d’archives des quais de la Loire à Nantes, des gens qui votent à Noirmoutier, des chalands et des passants… Trop de monde sur la place Royale, où trône un mont Gerbier-de-Jonc plus proche du mamelon que du dôme ardéchois. Et tellement vert synthétique. Alors j’emprunte la passerelle et je prends un grand bol d’air estuarien, celui qui qui vient de la mer. Ça tangue un peu et le palais de justice, en face, est aussi raide qu’elle. Et tellement noir. La structure métallique du bâtiment Manny m’attire comme un aimant. J’avoue traverser le Zebra Crossing sans m’en apercevoir. Si un panneau ne me l’avait pas soufflé, je n’aurais pas remarqué les globes jaunes « Belisha beacons ». Le magasin de design dans lequel je m’engouffre a remporté la mise. J’y repère une lampe Stark, Miss Sissi, modèle rouge. Je viens de craquer pour une sculpture lumineuse Akari (terme japonais utilisé pour exprimer la clarté ou la lumière), d’Isamu Noguchi. Mais on n’a jamais assez de lumière. Rendez-nous la lumière chante Dominique A. En ressortant de cet espace enchanteur, je m’arrête un instant. La façade chante, justement. Rolf Julius a voulu la rendre audible et ça marche. Il a fait « de la musique pour les yeux ».

Pendant ce temps, sur le toit de l’école d’archi, on joue au banaball, un sport hybride entre la balle au prisonnier et la pelote basque, où les chisteras se déguisent en banane. C’est l’un des dispositifs des Playgrounds, les JO décalés du Lieu unique. Cette grande banane allongée, on la repère depuis les bords de Loire, comme un clin d’œil au Velvet en haut de cette Factory qu’est l’Ensa. La vue est belle à 360° mais la température n’est pas à la hauteur. Le vent souffle. Je boude les transats lestés de sacs de sable et m’amuse à contempler la Tour Bretagne dans une lunette facétieuse qui la transforme en Empire State Building.

Passé l’Absence, un curieux café snack niché dans une œuvre pérenne d’Estuaire 2009, quelques timides expérimentent les installations éphémères du quai, Mille Plateaux : tables, bancs, hamacs, que l’on peut s’approprier le temps d’une sieste, d’un pique-nique ou d’un apéro… J’ai les pieds qui surchauffent. Je m’en retourne rive droite. La ville, c’est bien vrai, est renversée par l’art. Ce n’est que ma première exploration urbaine du Van. Et j’ai jusqu’au 19 août pour m’immerger dans ce foisonnement de créativité. « Transformer le splendide gaspillage de la vie dans la sublime économie de l’art » (Henry James, via Dominique A).

Après le numéro 1 du printemps, voici le nouveau numéro, tout chaud, d’Ici… vivre est un art (le magazine des vacances en Touraine). Pour cette édition d’automne, j’ai fait un papier sur la technologie au pays des châteaux (Flashcodes, iPhones et autres puces RFID, » Trois p’tits tours dans Tours » avec mes bonnes adresses du moment (certaines sont éternelles !), « Une Loire, des terroirs », avec idées de balades dans le vignoble ; enfin, un papier sur les nouveaux ingrédients de la 2e édition d’Euro Gusto, qui aura lieu à Tours du 18 au 20 novembre.

Pour les amateurs de vert, il y a aussi un sujet sur l’étang du Louroux, propice au birdwatching. Le camping à la ferme, si j’en crois Samuel, est exquis ! Et pour les gourmands, une belle recette de brouillade à la truffe du Richelais. Certes, ce n’est pas un plat de crise. Vous avez jusqu’à fin décembre pour économiser et vous lâcher au marché de Marigny-Marmande !