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J'anime un 2ème blog dans lequel je propose une sélection de sites Web, de vidéos et d'articles divers trouvés sur Internet.
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Les derniers articles ci-dessous :

    Hoazin.fr : le blog de Catherine Levesque

    4 octobre 2011  |  Catherine L.  

    Après le numéro 1 du printemps, voici le nouveau numéro, tout chaud, d’Ici… vivre est un art (le magazine des vacances en Touraine). Pour cette édition d’automne, j’ai fait un papier sur la technologie au pays des châteaux (Flashcodes, iPhones et autres puces RFID, » Trois p’tits tours dans Tours » avec mes bonnes adresses du moment (certaines sont éternelles !), « Une Loire, des terroirs », avec idées de balades dans le vignoble ; enfin, un papier sur les nouveaux ingrédients de la 2e édition d’Euro Gusto, qui aura lieu à Tours du 18 au 20 novembre.

    Pour les amateurs de vert, il y a aussi un sujet sur l’étang du Louroux, propice au birdwatching. Le camping à la ferme, si j’en crois Samuel, est exquis ! Et pour les gourmands, une belle recette de brouillade à la truffe du Richelais. Certes, ce n’est pas un plat de crise. Vous avez jusqu’à fin décembre pour économiser et vous lâcher au marché de Marigny-Marmande !

    2 octobre 2011  |  Catherine L.  

    Ce titre n’est pas de moi. C’est la propriétaire de La Marine de Loire qui me l’a soufflé en me présentant l’une des onze chambres et suites de son charmant hôtel, à Montsoreau. Je suis souvent passée devant cette belle façade bleu ardoise sans oser m’arrêter dans la boutique attenante, pleine de trouvailles déco sympathiques, de mailles abordables et de produits cosmétiques des Cinq Mondes, la gamme utilisée dans le spa qu’elle a ouvert au printemps dernier. Après un bon café dans le jardin paysagé niché contre le coteau, j’ai testé un soin du corps délicieux sous les doigts experts de Sophie, dans l’une des deux cabines « troglo » intimistes à souhait.

    Chaque chambre a sa propre atmosphère. Tout a été pensé avec une grande créativité, beaucoup de goût, dans de beaux volumes, avec de jolies matières et des meubles chinés en brocante. Mes coups de cœur vont à la chambre « Cabane », avec son pan de murs dé de troncs de bouleaux, et « Sous la lune », avec son mur constellé d’étoiles lumineuse qu’on peut, ou non, éteindre la nuit.

    Et comme la perfection est bien souvent dans les détails, que dire des embrases en blé tressé de Villaines-les-Rochers, dans la chambre « Moulin », des astucieux jeux de miroir qui donnent de la profondeur, du trampoline et des White Pillows à l’étage de la suite « Reflet » ou de cet habillage de cordes fabriqué à Saumur, dans la chambre « Marinier ».

    Côté Loire ou côté jardin, ce lieu très chaleureux, 100 % féminin, est ouvert toute l’année. C’est aussi un bar et un salon de thé. Aucune excuse, donc, pour y échapper, qu’on soit fille ou garçon, homo ou hétéro. Le Sent-Bon Spa, lui aussi, prodigue ses soins et rituels toute l’année. Il faut donc en franchir les portes de toute urgence… et se concentrer sur la quiétude de ce havre de paix.

    Photos : © Patricia Méaille 2007.

     

    28 septembre 2011  |  Catherine L.  

    Suivez l’itinéraire de la Loire à vélo. La partie entre Montsoreau et Saumur est particulièrement belle, mais il y a un tronçon verdoyant que je chéris par dessus tout, entre Gennes et Le Thoureil. Posez-vous là, dans ce petit village de 400 habitants, et explorez les berges, les venelles qui grimpent sur le coteau. Le chemin est jalonné de citations littéraires. Redescendez vers le petit port, bien à l’abri du vent, mais pas des lumières féeriques, surtout au point du jour.

    Là, un batelier discret sévit sur une ancienne toue sablière, La Tzigane, de 10 mètres de longueur. Il propose des apéros au soleil couchant, des p’tits déj au soleil levant, des bivouacs et autres dégustations « entre deux ponts ». C’est un gars du coin (qui a vu du pays), authentique et sympathique. Formule rigolote : louer des vélos en groupe et suivre la toue depuis la rive. Le pique-nique se fait ensemble et après, hop, on inverse : les cyclistes sur l’eau et les mariniers en selle pour le chemin du retour !

    Croyez-moi, après une virée comme ça, avec cette météo-là, on ne peut que partager la citation de Jean-Nicolas Bouilly (1828) sur le Saumurois : « On n’y a d’autre idée que de couler paisiblement la vie et de coopérer au bonheur de ses semblables. »

    24 septembre 2011  |  Catherine L.  

    Les bateaux m’ont poursuivie jusque dans le train, alors que je fais le grand écart ferroviaire entre Orléans et Nantes en cette belle journée d’automne estivale. A ma gauche, un petit garçon a jaugé jusqu’à Mer (eh oui, ça existe) sa maquette de chaland. Rien ne manquait : le girouet, la piautre, le gréement carré.

    Sur les quais d’Orléans, il y en a 226 grandeur nature qui sont rassemblés jusqu’à demain (jour de la grande parade), à l’occasion de la 5e édition du Festival de Loire. Ce matin, il y régnait une effervescence qui donne une bonne idée du trafic qui animait le fleuve il y a deux siècles. Parmi toutes ces embarcations, la moitié représente la batellerie ligérienne, un quart les autres fleuves et canaux français (ou hollandais, invités d’honneur), le reste étant composé de petits bateaux de plaisance et de canotage.

    Jusqu’à l’arrivée du chemin de fer, au XIXe siècle, Orléans était le premier port fluvial de France. Sur l’eau, ce matin, on pouvait voir naviguer de concert l’Inexplosible, réplique d’un bateau à vapeur local ; une barque de poste venue du Canal de Midi ; un as de la godille et un impressionnant « train de bateaux » que les mariniers faisaient avancer en plantant leur bourde (une longue perche) au fond de l’eau – peu profonde, surtout en cette année de fort étiage. Les visiteurs peuvent évidemment naviguer sur quelques futreaux et autres bateaux à fond plat. Personnellement, j’ai testé La Matelote, une toue cabanée de Bréhémont (capitale de la poire tapée par ailleurs) et non le plat d’anguilles bien connu. Un seul regret : pas vu Souchon ramer dans son canoë.

    22 septembre 2011  |  Catherine L.  

    © Laurent Thurin-Nal / MK2

    Dans Rumba, on dansait et on tombait beaucoup. Dans La Fée, on danse et on court beaucoup. On vole aussi dans tous les sens du terme. On rit de bon coeur devant une grammaire visuelle qui ferait pâlir Tati de jalousie. Pour les amateurs de héros dégingandés qui ont aussi vu L’Iceberg, ce nouveau film d’Abel & Gordon, plus abouti, raconte la rencontre fondatrice des deux protagonistes, Dom et Fiona, gauches et mutiques. Lui est gardien de nuit dans un hôtel désuet de la rue des Amoureux, au Havre. Elle est fée. Mais une fée maladroite, pour ne pas dire incompétente… Une fée qui tombe enceinte d’un coup de baguette magique.

    Contrairement à Tati ou à Pierre Etaix, dont les gags sont très écrits, Abel & Gordon disent trouver leurs gags en jouant, en improvisant avec leurs corps, volontiers dénudés, dans des plans souvent fixes rythmés par leurs mouvements chorégraphiés, millimétrés. La scène de danse sous l’eau avec des méduses en sac plastique risque de faire date dans l’histoire du cinéma burlesque, où la poésie nourrit le rire autant que les effets spéciaux… artisanaux. La scène de bringue dans le bar (« L’amour flou », alias « Chez Marie-Louise » pour les Havrais) avec l’équipe de rugbywomen locale, les Dieselles (qui existe vraiment), n’est pas sans rappeler la fin éméchée au Royal Garden dans le Playtime de Tati. Savoureuses également, les scènes récurrentes à la sortie de l’asile (situé dans l’hôtel de ville du Havre), où les malades fument comme des pompiers en toute liberté.

    Comme dans Les Vacances de M. Hulot, l’hôtel joue un rôle central. L’équipe décor a créé une façade si crédible, dans le quartier Perret, que plusieurs clients potentiels ont appuyé sur la fausse sonnette ! Irréaliste, le cinéma burlesque ?

     |  Catherine L.  

    C’est émouvant de boire un vin plus vieux que soi. Pas de beaucoup (1971), mais plus vieux tout de même. Dégusté lors d’une verticale à la Maison des vins de Loire, samedi midi, ce vouvray présentait une robe à la brillance particulière typique des vieux vins de la région. J’avoue que ce n’est pas celui-ci que j’ai préféré. L’année 1971 n’a d’ailleurs rien d’exceptionnel (hormis la naissance d’Aurélie) contrairement à celle de 1976, qui incarne le premier grand millésime de sécheresse vinifié en Loire. Or, à cette époque, on ne maîtrisait pas aussi bien les vinifications. Les vignerons ont donc dû s’adapter. Il en ressort aujourd’hui un vin à la belle couleur dorée, au nez de champignon et de cire d’abeille. Un vrai chenin vieilli, en somme.

    Quant à cette année 2011, elle ne sera a priori pas propice au passerillage et au botrytis, qui sont les deux mamelles des grands moelleux, si j’ose dire : trop de chaleur au printemps, pas assez cet été, des raisins qui ont failli pourrir… et là je ne vous parle pas de pourriture noble. Alors que 2009 est une année de grande garde. Rendez-vous compte : un bonus de 113 heures d’ensoleillement par rapport à une année moyenne en Val de Loire.

    Je vais tâcher d’en tenir compte dans la gestion de ma cave à vin, d’autant plus que j’ai enfin trouvé un livre de cave à ma convenance. Il vient de sortir (16 €) sous la forme d’un carnet vieilli (lui aussi) et n’impose pas, comme certains concurrents, d’avoir dans sa cave des vins de tous les vignobles du pays. Après les miscellanées d’usage (nomenclature et contenance des bouteilles, lexique de dégustation, températures de service…), les pages vierges sont toutes identiques (appellation, millésime, producteur, date d’entrée, prix d’achat, date idéale de dégustation…). Le tout, et c’est toujours le risque avec moi, c’est de ne pas boire le vin avant même qu’il ne soit répertorié. C’est décidé, demain je ferme boutique pour inventaire !