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18 janvier 2012  |  Catherine L.  

Forêt de mélèzes dans les Hautes-AlpesMalgré la distance qui sépare ce post du précédent (est-ce cette léthargie hivernale qui espace mes écrits ?), il y a un lien évident entre les deux : l’eau et la quiétude. Cap à l’est, encore plus à l’est, au bord du lac Baïkal où s’est réfugié Sylvain Tesson six mois durant. Il a investi une cabane en bois à 50 m du bord de cette « mer » fascinante, en plein hiver sibérien, et vaille que vaille ! Je me suis plongée dans la lecture de son livre, Dans les forêts de Sibérie, il y a quelques jours, et j’avoue que j’aimerais bien pouvoir le finir d’une traite comme une rasade de vodka glacée, avoir comme lui l’immense privilège de consacrer du temps à des livres précieux sans interférence, dans le calme d’une isba de fortune, à condition qu’il y fasse plus chaud que dans la sienne ! Ce trip à la Thoreau me parle plus que jamais et je ne suis pas la seule. Encore faut-il avoir le culot de prendre la décision de s’échapper ainsi, sur une durée définie, pour une vie solitaire en autarcie qui remet le temps et les idées à leur place, débarrasse des scories matérialistes dont nous encombre la vie quotidienne. Dormir, se lever, se réchauffer, lire, boire du thé dans la journée, de l’alcool à la nuit tombée (il y aurait un vin de Loire capable de concurrencer la vodka dont Tesson fait bon usage, que ça m’arrangerait), marcher, contempler les arbres, la lumière qui change, la mésange au carreau, se faire à manger, ramasser du bois, puis dormir encore, lire encore… Bref, revenir à l’essentiel. L’essence, le sens, les sens.

© C. Levesque. Forêt de mélèzes dans les Hautes-Alpes.

4 janvier 2012  |  Catherine L.  

Ahhh… Pfff… Ouhh… Plouf… Je vais manquer d’onomatopées pour décrire l’état de béatitude dans lequel ce séjour à La Clairière me met. Déjà 24 heures dûment… ramollies, en peignoir entre le spa et le lit. Bon, il y a bien eu la pause dîner (délicieux, arrosé d’un pinot noir bio) et le petit déjeuner gargantuesque, avec des pains sublimes, du kougelhopf (on est en Alsace, au fait, à La Petite-Pierre) et des crêpes à se damner. Pas une once de neige dehors mais une immense forêt dénudée, celle des Vosges du Nord, classée réserve mondiale de biosphère par l’Unesco.

J’ai beau aimer ce paysage, j’avoue ne pas mettre un pied dehors. Trop bien dedans. Ce matin, tout a commencé par un soin en baignoire duo chargée en oligo-éléments, suivi d’un modelage relaxant divin. Lecture en salle de repos sur des lits électriques très confortables, face à la forêt. Puis une demi-heure de longueurs dans la très belle piscine intérieure, seule. C’est la plus propice à la baignade (28 degrés) ; l’autre, non moins agréable (30 °C), est dehors. Plus petite mais dotée d’hydrojets efficaces, elle jouxte le « whirlpool » (comprenez jacuzzi) où je mitonne régulièrement à gros bouillons. De là, j’observe derrière la large baie vitrée le petit être brun qui en sonde les profondeurs tel un cachalot. Il disparaît dans la vapeur d’eau et je ne vois bientôt plus que ses pieds qui disparaissent à leur tour dans l’eau noire, à la verticale. Une drôle de bestiole échevelée réapparaît alors plus loin, façon grèbe huppé.

Après ces ablutions salutaires, voici venu le temps des étuves. Quatre étapes pour cuire à point : un passage au tépidarium-caldarium, à la chaleur douce et humide, idéal avant le véritable bain de vapeur, à la température plus élevée. On passe ensuite à la chaleur sèche du light sauna (60 degrés) avec chromothérapie. Une pause rafraîchissante dans le pédiluve, histoire de stimuler la circulation, et on fait moins la maline dans le sauna finlandais à 80 degrés. Il faut dire que, si on fait les choses bien, on s’immerge pour finir dans un bac à eau glaciale… mais revitalisante. Ça m’a rappelé la Laponie, où j’étais sortie du sauna direct sur la neige, ou encore le bain nordique d’Alta Terra, dans la Cantal. Le choc thermique procure une forme d’ivresse très particulière. On en tituberait presque ! Autre plaisir saisissant du spa de La Clairière, se masser le visage brûlant avec les glaçons de la fontaine à glace : comme un combat du froid et du chaud sur la peau. Un petit » shoot » aux essences bienfaitrices de pin dans le bol d’Air Jacquier et c’est l’extase assurée. Quel bol ! Que d’eau ! Je vais finir par ne plus être étanche…

 

 

 

31 décembre 2011  |  Catherine L.  

Une scène du film Le Havre, avec Blondin Miguel et la chienne Laïka.C’est le dernier jour de l’année et il ne fait même pas froid. Dans certains pays, comme la Nouvelle-Zélande chère à mon cœur, on a déjà la gueule de bois. Je suis bercée par le ronron assourdissant de ma machine à pain pendant que mon chat ronronne en silence dans son placard favori. Plus de huit jours que je n’ai rien écrit sur ce blog. Preuve que les fêtes de fin d’année ne m’ont guère inspirée.

Il y en aura eu, des Saint-Sylvestre. Celles, insouciantes, de mes vingt ans ; celle (l’unique) où je fus déguisée en guitare électrique rouge ; celles assagies, mais toujours dansantes, de mes trente ans ; celle, pathétique et prémonitoire, qui annonça la fin d’une histoire ; la Saint-Sylvestre otite doublée d’une angine. Ce soir, ce sera cinéma et dînette en tête-à-tête. Une grande première. J’ai déjà testé le cinéma à Noël mais jamais un 31. Une valeur sûre, le cinéma. Dommage que j’aie déjà vu Le Havre. Il y a des films, comme ça, qu’on aimerait ne pas avoir vus pour avoir le plaisir de les découvrir. Celui-ci est un conte plein de poésie, de belles images et de beaux personnages. Aussi simples que les bouquets minimalistes qu’ils trimballent.

Le Havre est décidément une ville « cinégénique » depuis quelque temps. La Fée m’avait déjà enthousiasmée en septembre dernier (voir le post L’amour flou). Merci Auguste Perret !

Il va falloir que je vous laisse pour préparer la sauce au citron confit qui accompagnera mon poisson vapeur bardé de saumon fumé. J’ai décidé de faire léger. Un peu marre des excès. La bouteille de Triple Zéro de chez Jacky Blot (un montlouis non dosé) attend son heure au frais. Il faudra tout de même le sortir avant pour le servir à 10-12° C, afin de préserver son volume. Peut-être qu’après le dessert de La Chocolatière, on sortira. Peut-être pas. On verra.

© DR. Une scène du film Le Havre, avec Blondin Miguel et la chienne Laïka.

22 décembre 2011  |  Catherine L.  

La mer, par Florent Chavouet.Une longueur, puis deux, puis trois, puis quatre. Je sors la tête de l’eau, la piscine est quasi vide, et je remarque un panneau autoritaire dans la buée de mes lunettes : Interdiction de manger. J’y vois comme une menace deux jours avant le réveillon. A la Piscine du Lac, on fait culpabiliser les nageurs. En prévision des capitons qui s’accumuleront dans mes cuisses ce week-end, je m’engage dans le parcours de nage à contre-courant. Une maître-nageuse (c’est bizarre, mais c’est le dictionnaire qui le dit) me houspille gentiment. La rivière, comme elle l’appelle, ne se prend pas dans ce sens-là. Cornegidouille ! On ne me l’avait jamais faite celle-là. J’ai certes une propension à malmener les normes, mais quand même : sur le site de la piscine, on parle bien de rivière à contre-courant. A quoi bon le préciser s’il faut la prendre dans le bon sens ? C’est insensé ! On dirait du Devos. Bref, je ne vais pas en faire une tartine, puisqu’il est interdit de manger. Et pour ne pas que vous restiez sur votre faim, je vous offre l’illustration de l’année. Pour ceux qui suivent, j’ai parlé dans un post récent de Florent Chavouet, l’auteur-dessinateur de Tokyo Sanpo et de Manabé Shima. Je l’avais outrageusement encouragé à m’envoyer un Jpeg. Ce qui devait arriver arriva. Le nom magique s’est affiché dans ma messagerie et j’ai failli m’évanouir comme le lapin dans la pub des rennes de Canal Sat (spéciale dédicace à Nathie). Florent Chavouet himself ne m’envoyait pas un mais deux Jpeg bonus. Voici le premier, qui colle parfaitement aux idioties que je raconte aujourd’hui. Je ne saurais que trop vous conseiller la lecture du post du 19 décembre où il a transformé Kim Jong Il en maki. C’est très réussi ! Mais attention, interdiction de manger.

 

14 décembre 2011  |  Catherine L.  

Beatle crisis La crise. C’est le mot de l’année. On finit par redouter d’allumer le poste de crainte de l’entendre. Litanie anxiogène et paralysante. J’ai pourtant tenté d’apprivoiser ce terme depuis quelques années. En commençant par participer en 2009 à l’université d’été de l’Institut des hautes études pour la science et la technologie, un établissement public qui met ses auditeurs en situation d' »intelligence partagée ». Pendant plusieurs jours quasi monastiques, mes collègues et moi avions bûché avec des spécialistes sur « L’économie, une science qui nous gouverne ? Leçons des crises ». Depuis, je m’accroche. Rien n’a changé. Les choses ont empiré. J’essaie de piger. Je complète mes connaissances en participant aux Green Forums du WWF, toujours très éclairants.
Lors du Green Forum 2011, qui portait sur « La (re)conversion écologique de l’économie, source d’emplois ? » (télécharger les échanges), j’ai été séduite par le discours d’Eloi Laurent, économiste et conseiller scientifique à  l’Observatoire français des conjonctures économiques.

Auteur de La Nouvelle Ecologie politique, en 2008 (lire la critique d’Alternatives économiques), il a sorti cette année Social-Ecologie chez Flammarion (écouter l’émission sur France Culture), qui développe le propos qui m’avait séduite durant la présentation de son PowerPoint.

Propos que je vais tenter de résumer en toute humilité. Il part d’un paradoxe : nous n’avons jamais eu une meilleure connaissance scientifique de notre environnement et sa dégradation n’a jamais été aussi forte. Plus nous avons conscience de la crise écologique que nous traversons et plus grandit le pessimisme quant à notre capacité à la résoudre. Je serais tentée de dire que cela vaut pour toutes les crises concomitantes (financière, économique…), mais ça n’engage que moi ! C’est là qu’arrivent les sciences sociales, seules capables aux yeux d’Eloi Laurent de « réconcilier les impératifs contradictoires de progrès et de conservation ».

Vers une société soutenable ?

Alors que la tendance voudrait opposer l’impératif social à l’impératif environnemental, la « social-écologie » défendue par l’économiste porte le message suivant et ça va mieux en le disant : « Nos sociétés seront plus justes si elles sont plus soutenables, et elles seront plus soutenables si elles sont plus justes ». Précisons cette pensée, déjà esquissée lors de la conférence de Stockholm, en 1972, qu’on peut considérer comme le premier Sommet de la Terre. On y notait alors que dans les pays en voie de développement, nombre de problèmes environnementaux étaient causés par le sous-développement. Les négociations successives autour des changements climatiques confortent cette idée que la clé des débats écologiques réside dans la justice entre les humains. Même combat à Nagoya, l’an passé : la préservation de la biodiversité de nos écosystèmes passe par une répartition équitable des ressources naturelles.

La démocratie, remède à la crise écologique

Malgré tout, force est de constater que rien ne va dans ce sens. Les yeux rivés sur la croissance des PIB et les soubresauts de la Bourse, on ne peut que courir assoiffé vers le mirage du développement soutenable. Par sa capacité à réduire les inégalités, la démocratie se révélerait, selon Eloi Laurent, le meilleur recours pour faire face à l’urgence écologique. La question est donc éminemment politique. « Comment faire renaître le goût du long terme dans une société rivée aux souffrances du présent ? », s’interroge-t-il dans cet essai brillant. J’espère vivement que le Père Noël le déposera au pied du sapin de tous les candidats aux prochaines présidentielles. Et je conclurai sur une pirouette un peu facile de Francis Blanche, reprise récemment par Eva Joly et raillée dans Libé : « L’urgence n’est pas de changer le pansement, mais de penser le changement ».

Photo : CC BY NC-SA w3i_yu sur Flickr

11 décembre 2011  |  Catherine L.  

Couverture de l'album Hyacinthe et RoseÇa pourrait être une histoire à l’eau de rose. Ça sent plutôt l’eau de Cologne. Hyacinthe et Rose (33 €) a été lauréat du Prix Saint Fiacre, décerné chaque année par l’Association des Journalistes du jardin et de l’horticulture (AJJH). Les critiques classent ce très bel album au format encombrant en jeunesse. J’ai néanmoins lu (oralement) avec plaisir, du haut de mes quatre décennies, ce conte écrit par François Morel, au petit être brun couché près de moi. J’avais l’impression de l’entendre, mon gars Morel, avec son écriture nostalgique et ses souvenirs de campagne. Ça nous a bien plu, ces fleurs colorées à toutes les pages, peintes par Martin Jarrie,  en lien avec le texte. Surtout la fritillaire pintade. Quant à l’anémone, une de mes préférées, elle serait parfaite dans mon salon beige et rouge, oui. L’expo des planches à la Galerie Jeanne Robillard (Paris 11e) vient de se terminer, dommage. Mais on peut quand même s’y procurer certaines de ses illustrations originales (j’adore Les châtaignes et le hérisson !). J’aime quand un livre m’entraîne vers de nouveaux horizons, qu’ils soient imaginaires ou artistiques. Dans le foisonnement des librairies, il en est encore, comme celui-ci, qui relèvent héroïquement le défi.