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    Le château de ChenonceauRousseau devint gros à Chenonceau. Mais pas que. Il aura fallu attendre le tricentenaire de sa naissance pour le savoir ! Engagé comme secrétaire et précepteur par la belle Louise Dupin, qui tenait régulièrement salon au château, il l’aida à rédiger un ouvrage sur l’égalité des hommes et des femmes. Jamais publié, ce manuscrit de 400 feuillets éminemment féministe fut éparpillé en ventes publiques. Jean-Marc Vasseur, responsable culturel de l’abbaye royale de Chaalis, nous a expliqué ce matin, durant le vernissage, combien il a eu plaisir à éplucher ces archives. Une partie de ces textes inédits sont présentés depuis aujourd’hui dans la somptueuse galerie du château (celle qui enjambe le Cher), à travers l’exposition « Rousseau heureux à Chenonceau », où l’on dévoile un pan méconnu de la vie du philosophe. A Chenonceau, Rousseau ne fit pas de botanique, mais de la musique. Il venait de mettre au point un système destiné à faciliter la lecture des portées. L’exposition présente cette notation simplifiée, populaire au XIXe siècle, connue en Chine et au Japon. J’ignorais que Rousseau composait. L’expo propose à l’écoute un CD de quinze pièces de sa facture sous le titre « Consolations des misères de ma vie ».

    A la fois riche et synthétique, l’expo s’intéresse aussi au régime idéal selon Rousseau. Pas un régime politique, non ! Le jeune Jean-Jacques avait aussi des idées bien arrêtées sur les nourritures terrestres. « Jean-Jacques Rousseau n’était pas ce barbon atrabilaire qui mord la main de celui qui le nourrit, aime à rappeler Jean-Marc Vasseur, également auteur de Jean-Jacques Rousseau dans son assiette. Il ne s’estimait pas gourmand, mais sensuel », appliquant bien avant l’heure les préceptes de nos diététiciens et locavores.  Il refusait les produits hors saison, les mets exotiques « dispendieux par le fait du transport ». Pourfendeur de la falsification des aliments et des boissons, peu enclin à l’alimentation carnée, Rousseau était aussi bon œnologue, sans trop se soucier toutefois des cépages. A l’époque, le champagne était très apprécié. On apprend d’ailleurs au passage que les verres n’étaient pas à table. Il fallait solliciter un laquais pour se voir servir une rasade, avant de lui remettre son verre ! « Mangez de tout, n’abusez de rien », aurait déclaré ce précurseur de Weight Watchers ! Ça tombe bien, l’été revient. Relisez Rousseau à la guinguette.