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Le guide du Routard Tokyo-KyotoJ – 2 avant le départ pour l’archipel nippon. Voilà quelques semaines que le voyage se prépare, avec l’aide précieuse d’Hélène, qui a le nez dans sa valise à l’heure qu’il est. Des yens (les Japonais utilisent très peu la carte bleue…) et une tablette de chocolat Bonnat de secours en poche, nous nous sommes aussi équipées d’une boussole (on ne rit pas : il est très difficile de se repérer à Tokyo, une mégalopole dont le diamètre va grosso modo de Paris à Angers…), de chaussettes neuves (on enlève souvent ses chaussures quand on entre quelque part) et d’une multitude de guides. On en a même un pour converser, parler de la pluie et des érables qui rougeoient (l’entraînement avant le départ laisse pour le coup à désirer, en dehors de l’indispensable moshi moshi dont nous usons volontiers !).

Bien aidées par Kanpai !, un site hautement recommandable pour ceux qui partent seuls au Japon, nous avons réservé à l’avance les trois ryokan (prononcer « liokant ») où nous ferons étape à Tokyo, puis à Kyoto. Ce sont des auberges traditionnelles où la surface de la chambre se mesure en nombre de tatamis.

Notre parti pris, limiter les déplacements sur quinze jours et ne pas visiter le Japon… à la japonaise. Il y a suffisamment à faire entre Tokyo et Kyoto, et aux alentours. L’avenir nous dira si nous avions raison.

A partir de samedi prochain, quand j’aurai digéré les 12 heures de vol direct et les 7 heures de décalage horaire, je tenterai de vous livrer un carnet de voyage quasi quotidien… si le Dieu Internet est avec nous ! Autant mettre à profit cette expérience hautement dépaysante pour de futurs voyageurs… J’ai beau être à Nantes, ce soir, je m’échauffe en cuisinant des soba au wok, nouilles japonaises à base de sarrasin. Ben quoi, ça change des galettes ! またあいましょう (c’est-à-dire mata aimashou)

Le bento SakuraJe vous écris ces quelques lignes du TGV (le contrôleur annonce un “départ bientôt imminent”), la tête emplie d’une pointe d’ivresse. De celle que vous procure une dose d’alcool raisonnable, ma préférée. En l’occurrence, une coupe de champagne (Lassaigne, tant qu’à faire, chez qui Jérôme et moi avons fait un petit sujet il y a quelques années…) et un verre de saké. Mon premier verre de saké du reste. Je ne compte pas les digestifs galvaudés par les restaurants chinois dans les années 1990, qui m’avaient définitivement fâchée avec ce breuvage. Vous voyez bien, ces lampées offertes en fin de repas dans de minscules contenants qui laissaient apparaître une image coquine une fois le verre vide (pour les garçons seulement, les filles n’ont qu’à aller se rhabiller, justement).

Une révélation ce verre de saké, alors que je suis en train de lire Les Gouttes de Dieu. Un saké Kawasemi (qui signifie martin-pêcheur), élaboré à Niigata, sans eau ni alcool ajoutés. Dans le restaurant Sous les cerisiers, où Jérôme m’a invitée ce midi (Jérôme n’est jamais avare de bonnes adresses et, pour l’occasion, il a mangé des betteraves, NDLR), on propose dix à quinze sakés en accord avec les plats servis, m’a dit Sakura, maîtresse des lieux fort amène.

Très raffinés, les mets sont servis dans un grand bento noir avec de délicates petites sauces. Chose rare dans un restaurant japonais, j’ai beaucoup apprécié jusqu’au dessert, une nage de mangue crème coco d’une belle fraîcheur. Un pur moment de grâce que seule la gastronomie ou le vin peuvent me procurer (parfois le cinéma ou la littérature, la dimension gustative en moins). Très envie de prendre des cours dans l’Atelier de Sakura, le Livre de la vraie cuisine japonaise acquis récemment s’avérant complexe et déroutant pour l’Occidentale que je suis.

J’ignorais qu’un alcool de riz fermenté pouvait donner une boisson aussi subtile (du riz Koshibuki dans le cas présent), à consommer autour de 8 °C (j’ai appris que certains sakés se buvaient chaud). Un nouveau champ de découvertes s’ouvre à moi, alors que je suis loin d’avoir fait le tour des vignobles français. Damned, il faut que je m’achète une nouvelle vie sur Groupon…