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Le bento SakuraJe vous écris ces quelques lignes du TGV (le contrôleur annonce un “départ bientôt imminent”), la tête emplie d’une pointe d’ivresse. De celle que vous procure une dose d’alcool raisonnable, ma préférée. En l’occurrence, une coupe de champagne (Lassaigne, tant qu’à faire, chez qui Jérôme et moi avons fait un petit sujet il y a quelques années…) et un verre de saké. Mon premier verre de saké du reste. Je ne compte pas les digestifs galvaudés par les restaurants chinois dans les années 1990, qui m’avaient définitivement fâchée avec ce breuvage. Vous voyez bien, ces lampées offertes en fin de repas dans de minscules contenants qui laissaient apparaître une image coquine une fois le verre vide (pour les garçons seulement, les filles n’ont qu’à aller se rhabiller, justement).

Une révélation ce verre de saké, alors que je suis en train de lire Les Gouttes de Dieu. Un saké Kawasemi (qui signifie martin-pêcheur), élaboré à Niigata, sans eau ni alcool ajoutés. Dans le restaurant Sous les cerisiers, où Jérôme m’a invitée ce midi (Jérôme n’est jamais avare de bonnes adresses et, pour l’occasion, il a mangé des betteraves, NDLR), on propose dix à quinze sakés en accord avec les plats servis, m’a dit Sakura, maîtresse des lieux fort amène.

Très raffinés, les mets sont servis dans un grand bento noir avec de délicates petites sauces. Chose rare dans un restaurant japonais, j’ai beaucoup apprécié jusqu’au dessert, une nage de mangue crème coco d’une belle fraîcheur. Un pur moment de grâce que seule la gastronomie ou le vin peuvent me procurer (parfois le cinéma ou la littérature, la dimension gustative en moins). Très envie de prendre des cours dans l’Atelier de Sakura, le Livre de la vraie cuisine japonaise acquis récemment s’avérant complexe et déroutant pour l’Occidentale que je suis.

J’ignorais qu’un alcool de riz fermenté pouvait donner une boisson aussi subtile (du riz Koshibuki dans le cas présent), à consommer autour de 8 °C (j’ai appris que certains sakés se buvaient chaud). Un nouveau champ de découvertes s’ouvre à moi, alors que je suis loin d’avoir fait le tour des vignobles français. Damned, il faut que je m’achète une nouvelle vie sur Groupon…