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    Je suis arrivée au Green forum du WWF, où l’on va s’interroger pendant  trois demi-journées sur la (re)conversion écologique de l’économie comme source d’emplois. Selon l’ONG, 680 000 emplois seraient créés en France avant 2020 dans le cadre d’une réduction de 30 % des émissions de CO2 par rapport à 1990. De son côté, le Commissariat général au Développement durable estime que les activités de la « croissance verte » représentaient déjà, en 2008, 950 000 emplois (dont 420 000 dans les éco-activités et 121 000 dans les transports).

    A l’arrivée, Isabelle Autissier, présidente du WWF, était présente près de l’accueil presse, où l’on m’a délivré un carton vert et un carton rouge. Chaque participant sera ainsi invité à s’exprimer sur certaines propositions afin de « redessiner un monde où l’homme pourra se réconcilier avec la nature », dixit la navigatrice. « Il ne peut pas y avoir d’hommes en bonne santé sur une planète malade », a-t-elle déclaré. « Comment dissocier la création de richesses de la dégradation de l’environnement ? Comment traduire dans les faits cette conscience collective un peu diffuse ? Le WWF entend apporter sa contribution à une approche pragmatique de ce qui marche ou pas afin d’inventer une économie plus verte, plus vertueuse et créatrice d’emploi. »

    La première intervention, sur les emplois verts et les écoactivités, était menée par Pierre Greffet, chef du bureau de l’économie, des risques et des perceptions de l’environnement de l’Observatoire national des emplois et métiers de l’économie verte, créé au printemps 2010. Il travaille au Service statistiques du ministère de l’Ecologie, représenté au sein de cet observatoire. On oppose souvent la croissance verte à l’économie verte : ces emplois sont difficiles à quantifier et font l’objet de batailles de chiffres, les périmètres et les appréciations étant différents (emplois induits, nets ou bruts…). Il nous a donné sa définition simple : l’économie verte est une économie décarbonée, sobre en ressources et équitable. La croissance verte est le chemin pour atteindre cet objectif.

    Un groupe de travail avec méthodes et outils a été créé pour quantifier l’impact sur l’emploi de l’économie verte. Il distingue les entreprises qui ont pour finalité la protection de l’environnement et celles qui gèrent des ressources naturelles. Seuls les emplois directs sont pris en compte (en équivalent temps plein). En 2009, c’est le chiffre officiel, 427 100 emplois directs ont été créés dans les écoactivités en France : 60 % dans la protection de l’environnement, 26 % dans la gestion des ressources naturelles – maîtrise de l’énergie, gestion de l’eau… – et 14 % en R&D, ingénierie. Si on fait une analyse plus fine, la biodiversité représente par exemple 3 % des emplois en 2009.

    L’évolution des emplois dans les écoactivités se caractérisent par la robustesse de leur croissance par rapport à la croissance de l’emploi intérieur total. Entre 2008 et 2009, les écoactivités ont toutefois enregistré moins de 1 % de croissance… Le sous-domaine le plus générateur d’emplois depuis 1997 est celui des énergies renouvelables.

    Une nomenclature sur les écoactivités sera appliquée en 2012 en Europe afin que l’on puisse réellement comparer les données d’un pays à l’autre dès 2013.

    Les écoactivités constituent le noyau central dur de l’économie verte, autour duquel on situe un halo d’activités produisant biens et services moins impactants qu’un produit de référence, lesquels biens sont appelés « produits adaptés » (par exemple, les chaudières à condensation, les lampes fluocompactes, l’agriculture bio…). Les deux secteurs regroupés représentaient 953 000 emplois en 2009.