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    Hoazin.fr : le blog de Catherine Levesque

    26 février 2013  |  Catherine L.  

    Librairie Les Belles PagesNon contente d’avoir poussé la porte d’un fabuleux antiquaire-coutelier, j’ai rencontré dans le Cantal un libraire extraordinaire. « Tout le monde trouvait qu’il manquait une librairie à Murat », m’a raconté un dimanche matin ensoleillé Daniel Kiernan, irlandais d’origine, avec un très léger accent. Son nom un peu désuet, Les Belle Pages, c’est une idée des habitants qu’il a consultés. « Personnellement, j’aurais choisi un nom plus rock & roll, mais j’avais envie de les impliquer ». Séduit par les paysages du Cézallier, qui lui rappellent son pays, cet ancien cadre a quitté Paris en 2009 pour transformer une ex-galerie d’art et feu magasin d’électroménager en librairie rurale, à deux pas de l’église. « Il n’y a rien de péjoratif dans cette dénomination. Je l’ai même inventée pour convaincre le diffuseurs qui tardaient sérieusement à ouvrir mes comptes. J’ai d’ailleurs pris du retard à cause d’eux. Ils prenaient un risque sur un projet de librairie généraliste dans une ville comme Murat, alors j’ai défendu un nouveau concept : la librairie rurale. Tu aggraves ton cas m’a dit une amie du métier… » Que nenni. Daniel Kiernan, qui a suivi une simple formation au métier, argumente : il a l’intention d’offrir des services très personnalisés et envisage dans sa petite surface autant de rayons qu’à la Fnac (il les a comptés). Simplement, il faut penser l’organisation autrement : les étagères en bois, il les fait fabriquer par un Compagnon du pays. N’empêche qu’on ne lui fait pas de cadeau sur les remises quand il faut constituer le fond. Il a fallu payer rubis sur l’ongle…

    Quand on entre dans sa librairie, d’emblée chaleureuse, on avise le fauteuil. « Tel un chausseur, j’y installe les clients indécis – grand-mère ou enfant… Je les écoute, je papillonne et j’empile les livres sur un tabouret pour qu’ils les feuillètent, les écartent ou les retiennent. Si malgré tout ils regrettent leur achat, je les rembourse ! » Impossible de ne pas trouver son bonheur parmi les 5 000 titres choisis avec exigence, pour tous les âges et tous les goûts. Peu de place pour la littérature de terroir – « il y a les maisons de la presse pour ça » -, mais des titres pointus en philo, en littérature asiatique, africaine, en art, en photo, en BD, en jardin ou en écologie… Dans la mée de récup’, posée sur le sol, les albums jeunesse sont astucieusement classés par tranche d’âge, à hauteur de bambin « J’ai 4 ans », « J’ai 7 ans »… Arrive un client, qu’il salue de son prénom, enjoué. L’homme cherche un livre pour l’anniversaire de son frère. Daniel me confie que, parfois, c’est la famille qui défile avant la date-butoir. « Il ne s’agit pas de vendre deux fois le même ! »

    Daniel assure aussi beaucoup de services en ligne : commandes, recherche documentaire, vente de livres numériques. « Quand je reçois une commande, mon client est prévenu par mail. Ici, pas question de faire 30 kilomètres pour rien, surtout quand il neige ! » Depuis qu’il s’est installé, ses clients le disent, le libraire du coin (au propre comme au figuré) fait du tort à Amazon ! Ses marques pages ? Des chutes de toiles peintes recyclées par l’atelier d’art de ce village de 2000 habitants. Mais bien plus de lecteurs…

    24 février 2013  |  Catherine L.  

    Des abeilles et des hommesC’est suffisamment rare pour être signalé, deux films animaliers sont à l’affiche depuis le 20 février. Un blockbuster de Disney Nature, Chimpanzés, et un film d’auteur, certes à gros budget, du Suisse Markus Imhoof, Des abeilles et des hommes. Le talentueux Charles Berling prête sa voix à ce long métrage ambitieux de 91 minutes : « C’est comme si l’auteur du film nous proposait un parallèle fascinant et édifiant avec nos propres sociétés humaines », confie-t-il dans le dossier de presse. De fait, l’intention de Markus Imhoof est « de permettre au spectateur de saisir le drame qui se joue, à la fois à travers des images très sensorielles et des histoires bien réelles de “minuscules” abeilles, sans oublier le contexte bien plus vaste et oppressant : la pression causée par une pyramide économique mondiale en continuelle croissance ».
    Pour mieux montrer ces insectes fascinants, arrivée sur Terre 60 millions d’années avant nous, le réalisateur a inventé des outils sur mesure capables d’accompagner leurs actions dans l’espace avec des travellings, des mouvements de grue et autres panoramiques. Il nous montre aussi des apiculteurs qui, comme dans les vastes champs d’amandiers de Californie, les poussent à améliorer leurs performances. [lire la suite sur le site du Festival de Ménigoute]

    © Photo : DR.

    16 février 2013  |  Catherine L.  

    Le Puy MaryRien à voir avec le film de Kieslowski. Le blanc, c’est juste la couleur (bien que ça n’en soit pas une) qui domine depuis mon arrivée dans le Cantal. Le blanc immaculé du plateau de Pailherols, célèbre pour sa fabuleuse Auberge des Montagnes, dont j’entendais parler depuis presque deux décennies. Le blanc cotonneux percé par la motoneige de Bertou, le vaillant pisteur alpiniste – « vingt ans de boutique » – qui m’a promenée avec dextérité sur les sommets embrumés du Lioran. Le blanc laiteux de l’œuf cocotte aux morilles cuisiné avec brio par Bruno, à l’Auberge d’Aijean. Le blanc éblouissant du Puy Mary, que l’on atteint sans peine en raquettant une bonne heure depuis le col de Serre. Blanc comme l’ivoire de mammouth des incroyables couteaux que possède Valéry Besse, collectionneur et antiquaire captivant de L’Âge de bronze, à Murat. Blanc comme l’un des thés qu’apprécie Jean-Christophe Maurin, propriétaire du salon de thé La Maison de Justine… où il rend hommage à Dalida avec délicatesse. Les physiciens considèrent que le blanc est une valeur, non une couleur. Alors, oui, le Cantal est bien blanc.

    8 février 2013  |  Catherine L.  

    Jardinage © Martin JarrieHier, mon père aurait eu 73 ans. Je me demande bien s’il continuerait à passer des heures dans son potager, à guetter la température sur un thermomètre étrange que lui seul comprenait, accroché au poteau du fil à linge. Parfois, l’avant bras en repos sur le manche de sa bêche, contemplant en silence je ne sais quoi. Toujours un truc à faire, une brouette par ci, un outil par là. Une salade terreuse dans un papier journal, des poireaux coupés pour le potage qu’on déclinait, mes frères et moi.

    Ce dessin est de Martin Jarrie, le fameux illustrateur croisé au cocktail de l’AJJH. Comme moi, il est plus à l’aise à l’écrit que dans les pince-fesses, nous avons donc échangé quelques mails. Nous sommes tous deux originaires des Pays de la Loire (il est vendéen). Premier point commun. Il m’a gentiment prêté quelques dessins pour mon blog. Nous aurons donc l’occasion d’en reparler.

    Cette tête de topiaire, ce labyrinthe de pensées vertes, vous l’aurez compris, je l’offre donc à mon père pour cet anniversaire qui n’en est pas un.

    6 février 2013  |  Catherine L.  

    Botanique des planchesDans un précédent post, Des peintures sans dessein, je m’extasiais sur un beau livre au format peu ordinaire, Hyacinthe et Rose, un dialogue poétique, drôle et nostalgique entre 48 somptueux portraits de fleurs et celui de Hyacinthe et Rose à travers les yeux de leur petit-fils devenu adulte. Hier soir, c’est donc tout naturellement que je me suis rendue en bonne compagnie à la première de l’adaptation au théâtre de la Pépinière, qui donné carte blanche à François Morel pour une série de spectacles… jusqu’en juin prochain ! Au piano (on devrait plutôt dire aux instruments), l’épatant Antoine Sahler, allure de gamin, qui ajoute à la mise en scène sa graine de fantaisie. J’ai eu le sentiment qu’il y avait pas mal d’ajouts au texte que j’avais en mémoire. Il n’en est rien. « Au contraire, m’a confié François Morel, avec qui j’ai eu la chance de papoter lors du cocktail de l’AJJH, à l’issue de la pièce, j’ai retiré un chapitre ! »

    A peu près sûre de moi, je lui ai aussi demandé s’il aimait les fleurs. « Je suis allergique, a-t-il souri, en faisant non de la tête, ça me donne de l’asthme ! » Désarmée, j’ai cru qu’il plaisantait. « Je ne suis pas spécialiste, vraiment. C’est juste un éditeur qui m’a mis en contact avec Martin Jarrie pour faire ce livre », a-t-il poursuivi, désignant l’illustrateur posté à ma gauche. D’ailleurs, nous préparons un nouveau livre ensemble. Ça sera sur les gens. Ça s’appellera La vie des gens. » Vies de peu, vies de pneu… pour reprendre un passage de Hyacinthe et Rose qui fait allusion à ces jardinières improvisées dans de vieilles chambres à air ! Vies minuscules comme celles des personnages des Deschamps, des Deschiens, qui surgissent parfois dans la pièce au détour d’une intonation.

    Mon verre à la main, je lui ai posé une dernière question, façon Raphaël Mezrahi (de Troyes dans l’Aube). « Le cidre, c’est votre idée ? Je vois qu’il vient de l’Orne, comme vous. » Ben non, c’était pas lui.

     Spéciale dédicace à feu mon père, qui aimait François Morel, le cidre et le jardinage.

     

    30 janvier 2013  |  Catherine L.  

    Quoi qu’en dise ma comparse « nippone » dans un de ses posts, on est encore loin du printemps et plus encore de l’été si l’on se contente de mettre le nez dehors, alors pourquoi des cerisiers et des prunes, me direz-vous ? Parce que samedi dernier, je suis allée prendre mon cours de makis à l’atelier de Sakura, au restaurant Sous les cerisiers (voir le post de ma première expérience à cette excellente table franco-japonaise). Outre un thé genmaicha en guise d’accueil, j’y ai bu la fameuse liqueur de prune (umeshu) à l’apéritif (kanpai !). Je m’en suis procuré depuis avec la prune entière…

    Nous étions sept, dont trois garçons, à suivre les conseils techniques de Sakura, qui nous a appris à faire un bouillon miso succulent (rien à voir avec le bouillon clair où surnagent quelques algues et champignons de Paris, je vous l’assure…). Pendant que tout cela mijotait tranquillement, nous sommes rentrés dans le dur avec les makis. Les traditionnels (hosomakis), d’abord, c’est-à-dire ceux qui sont entourés d’algue nori, par opposition aux californiens (uramakis), qui présentent l’algue à l’intérieur et dont le riz est souvent saupoudré de graines de sésame grillées (brunes et blondes, pas de jaloux). Rappelons au passage que les makis californiens, comme leur nom l’indique, sont d’origine américaine et non japonaise. Les Américains, nous a dit Sakura, font un blocage sur l’algue, alors ils la planquent… Et ne vous avisez pas de leur dire que le résultat est le même.

    J’avais bien fait de m’entraîner par deux fois. J’ai très vite compris pourquoi mes makis maison étaient trop gros : il suffit de couper la feuille d’algue en deux pour en faire de plus petits, qu’on croque en entier goulument après un rapide passage dans la sauce soja (salée). Comme les makis se mangent froids, le gingembre, nous a expliqué Sakura, sert à réchauffer le corps entre deux bouchées. Quant au wasabi, je l’utilise désormais en poudre : ça se conserve mieux qu’en pâte et il suffit de le diluer dans l’eau.

    J’ai largement progressé dans l’esthétique du maki. Pour le californien, peut mieux faire ! Comme l’algue est à l’intérieur, on la retourne sur la natte de bambou (makisu) quand elle est recouverte de riz vinaigré et de sésame, et c’est ensuite seulement que l’on dispose l’avocat, les rondelles de gambas cuite ou le saumon cru, selon ce que l’on souhaite déguster. C’est alors que le tour de main intervient, quand on utilise la natte pour rouler le maki sur lui-même. Le cours, à ce moment précis, est une vraie plus-value.

    Après ces trois heures d’initiation salutaires, j’ai donc foncé chez Kyoko, rue des Petits-Champs, pour faire mes emplettes. J’y ai même trouvé du bouillon dashi en cubes (préconisé dans de nombreuses recettes du Livre de la vraie cuisine japonaise, pour le moins technique). Pour les makis, je vous recommande le dernier sorti chez Larousse : Sushis, makis & cie. Il propose une centaine de recettes relativement simples à faire (si tant est qu’on maîtrise le riz vinaigré), notamment des chirashis, des sashimis, des temakis, des gunkans, des nigiris, des oshis… Ouh là, je m’emballe, tel un makisu dans un film alimentaire !