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Hoazin.fr : le blog de Catherine Levesque

13 avril 2016  |  Catherine L.  

Départ à 7 h 30 de notre ryokan, dans le centre de Tanabe, pour retrouver le chauffeur de la « shuttle » qui transporte nos lourdes valises vers le ryokan suivant, près de Tsugikazura-oji (« oji » signifie qu’il s’agit d’un sanctuaire secondaire par rapport aux trois célèbres sanctuaires de la péninsule de Kii : Kumano Hongu Taisha, Kumano Hayatama Taisha et Kumano Nachi Taisha. Indispensables pour les marcheurs (sauf à voyager léger), ce service est fiable et pratique, mais coûteux (en l’occurence, 60 euros pour nos deux valises). Le prix dépend évidemment de la distance.

Nous avons ensuite pris le bus pour dépasser le tronçon déjà réalisé hier et marcher jusqu’à l’étape de la soirée, Minshuku Tsugizakura, une maison d’hôtes très agréable où ont échoué une Australienne et un couple d’Américains (3 chambres seulement). La pluie annoncée a un peu réduit notre programme de marche. Nous profitons d’un accueil chaleureux et de ce répit pour sacrifier au rituel du bain japonais dans une baignoire en bois, précédé d’une douche, le bain (très chaud) étant potentiellement utilisé par tous les hôtes.

 |  Catherine L.  

TakaharaJe n’aurais jamais foulé les chemins sacrés de Kumano sans les conseils avisés de mon ami Jérôme Galland, photographe de son état, avec qui je partage le goût du Japon, de la marche… et de la bonne chère. Randonner sur le Kumano Kodo, unique réseau de sentiers de pélerinage classé au Patrimoine mondial de l’Unesco avec les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle, ne s’improvise pas ! Organiser à distance quatre jours de marche m’a pris des heures, c’est donc pour simplifier la tâche d’éventuels voyageurs que j’en consigne ici les détails. Tous les hébergements peuvent être réservés sur le site très complet de Kumano Travel, dont une partie est en français. Vos options sont validées par quelqu’un qui peut vous faire des suggestions et rien n’est débité avant votre validation. C’est sérieux et bien fichu, mais parfois un peu fastidieux.

Avec une amie neko-addict-férue-de-« tanuki », nous sommes parties de Kyoto par le car (très confortable, avec Wifi) de 8 heures depuis la gare de Kintetsu (juste derrière la gare centrale, gigantesque), qui arrive dans la petite ville côtière de Tanabe à 11 h 28 (en réalité un peu plus tôt, que la SNCF en prenne de la graine…). Un saut à l’office de tourisme tout proche nous a permis de vérifier quelques points logistiques et de récupérer des plans (également disponibles dans les offices de tourisme d’Osaka), horaires de bus… avant de rejoindre notre ryokan, à 5 min à pied de la gare, réservé quatre mois plus tôt. Point important car il aurait été préférable de passer la nuit dans le premier village étape de notre randonnée, mais tout était déjà complet. Les auberges sont rares et ont peu de capacité. Il faut vraiment anticiper en tenant compte des kilomètres parcourus chaque jour et des horaires de bus, pas si nombreux (et les arrêts ne sont pas légion). Faute d’hébergement en route, nous avons donc dû prendre le bus (relativement cher) jusqu’au départ de Kumano Kodo, à Takijiri et revenir à Tanabe en bus depuis le Kurisu-gawa bus stop après nos 3 premières heures de marche. L’étape à Tanabe n’en reste pas moins pittoresque : si la ville ne présente aucun intérêt esthétique, goûter la cuisine locale dans un authentique « izakaya » (pub japonais) constitue un plaisir en soi, surtout chez Kanteki, pour un dîner aussi succulent que truculent ! Au passage, histoire de vous épargner ça, les prunes marinées (« umeboshi ») vendues un peu partout sur le parcours sont à la fois vinaigrées et ultra salées. Les locaux les mélangent à du riz ! Oubliez-les comme « en-cas ». C’est immangeable pour nos palais occidentaux. Chose étonnante, des oranges poussent dans la région.

Kanteki à Tanabe

10 avril 2016  |  Catherine L.  

Retrouvailles avec le Japon, au printemps cette fois, en pleine floraison des cerisiers (sakura) et des azalées, au rose tantôt insolent, tantôt timoré, quand les pétales s’envolent en autant de flocons printaniers. Un rose qui surgit dans le camaïeu de vert des montagnes, paysage insolite pour nos yeux occidentaux. Vert aussi des fougères sur la route hors du temps de Saga-Toriimoto, à vélo. Céladon envoûtant des bambous qui se dressent, hiératiques.

 

11 mars 2016  |  Catherine L.  

Fukushima, récit d'un désastre, par Mickael FerrierLors de mon premier voyage au Japon, un an et demi après le tsunami, j’ai lu l’ouvrage* de Michaël Ferrier, qui m’a profondément marquée, dans la très littéraire collection blanche NRF Gallimard *. À la manière d’un Emmanuel Carrère, ce professeur de littérature, qui réside à Tokyo, y raconte l’événement avec précision : la gigantesque secousse sismique qui a fait tanguer les gratte-ciel de la mairie de Tokyo, les vagues dévastatrices qui ont noyé la côte nord-est de Honshu, déclenchant une catastrophe encore plus menaçante, celle de Fukushima, vingt-cinq ans après Tchernobyl.

Michaël Ferrier rend compte et livre les faits de façon quasi organique : la capitale assombrie, le rationnement, le tourisme en berne malgré la floraison des cerisiers, les dosimètres en rupture de stock…

Avec son épouse, il décide de « monter dans le Tohoku » – pour s’approcher au plus près de la zone interdite – un cercle de 20 kilomètres de circonférence autour de la centrale éventrée, si bien décrit dans le film The Land of hope (2013). À bord d’une camionnette remplie de vivres, de vêtements et de médicaments, il décrit la désolation, les odeurs, la « météo des radiations » livrée par Radio Fukushima, tout en livrant au fil du récit des témoignages de survivants et des éléments scientifiques précis et éclairants qu’il obtient auprès des chercheurs, des institutions…

Les cent dernières pages se concentrent sur les villages-frontières de la zone contaminée et sur ce que l’auteur nomme la « demi-vie » : les répliques, la désinformation, les confidences d’un liquidateur, la décontamination, la pluie que l’on redoute… Un essai puissant sur « une catastrophe lente, diluée, une catastrophe continuée ».

* Le titre Fukushima, Récit d’un désastre est depuis sorti en collection Folio (n° 5549), Gallimard.

À lire également sur le même thème : L’Archipel des séismes, Écrits du Japon après le 11 mars 2011, éd. Picquier Poche.

9 février 2016  |  Catherine L.  

Visitfrenchwine, le portail officiel de l’œnotourisme en France dont je suis rédactrice en chef au sein de l’agence Bergamote, est lancé ce matin au Quai d’Orsay !

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24 janvier 2016  |  Catherine L.  

Jacques Perrin et Jacques Cluzaud, réalisateurs des Saisons, et une partie de l’équipe de tournage ont présenté leur film en avant-première à Tours, le 14 janvier dernier. Rencontre autour d’une œuvre magistrale, chronique audacieuse de l’Europe sauvage depuis 20 000 ans.

Harfang des neiges @ Marc Rebutini Galatee FilmsAu manteau de neige succède bien vite une épaisse forêt qui recouvre le continent européen. Le temps d’un prologue, l’enjeu climatique est levé dès le début du film : après 80 000 ans d’hiver, le cycle des saisons s’installe. On entend un pic, un coucou. On remarque la première trace subliminale de l’homme au travers d’une fontaine qui tiendra lieu de repère au fil des évolutions du paysage. Et quelles évolutions ! La prouesse des Saisons, c’est de parvenir à dépeindre en 1 h 35 les vingt mille ans de cohabitation qui vont suivre entre les hommes et les animaux, du point de vue de ces derniers.

Les animaux filmés au plus près

Lynx © Eric Travers Galatee FilmsNous nous sommes entourés de conseillers scientifiques pour envisager les êtres vivants comme des personnages au sens littéral de donner un visage”, explique Jacques Perrin. De fait, toutes les espèces, y compris les micromammifères et le lucane cerf-volant, sont filmées au plus près pour susciter émotion et empathie. Cette proximité, outre le recours à l’imprégnation, a nécessité l’invention d’un prototype, Tobrouk, un engin capable de filmer la course des loups ou des chevaux en slalomant entre les arbres, au ras du sol ! À l’image, soutenue par la musique du fidèle Bruno Coulais et une bande son Dolby Atmos (malheureusement, toutes les salles ne sont pas équipées…), cela donne des scènes de poursuite et de prédation virtuoses d’une grande intensité dramatique, qui alternent avec des scènes tantôt tendres (le clin d’œil à Bambi, les couvées inexpérimentées), tantôt primesautières (les chouettes commères, la pie chapardeuse, la parade irrésistible des cincles plongeurs…)

Lire la suite dans la newsletter du Festival de Ménigoute.