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J'anime un 2ème blog dans lequel je propose une sélection de sites Web, de vidéos et d'articles divers trouvés sur Internet.
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Les derniers articles ci-dessous :

    Hoazin.fr : le blog de Catherine Levesque

    21 décembre 2012  |  Catherine L.  

    Wapiti décembre 2012 Dans Wapiti ce mois-ci, mon article sur le manchot empereur ! Un oiseau qui n’a pas froid aux œufs…

     |  Catherine L.  

    Capture d’écran de la newsletter du FifoEn ligne, la dernière newsletter que j’ai rédigée pour le Festival de Ménigoute. Prochain rendez-vous fin janvier 2013 !

    16 décembre 2012  |  Catherine L.  

    Dominique A en concert le 13 décembre 2012Jeudi dernier, énième concert de Dominique A, mais jamais assez, jamais le même, toujours la même subjugation. Trois nouveaux morceaux dès l’ouverture, dont un magnifique sur cet amour qui viendra de l’Ouest. Texte ciselé, métaphorique, efficace : il y a toujours moyen de s’y retrouver, de ressasser le passé. Ça fait mal et ça fait du bien aussi. On cautérise, on conjure, on radoube. Les vieux outils familiaux ne suffisent pas toujours mais on aime savoir qu’on peut y recourir, dans la vieille trousse posée sur une étagère du sous-sol. Et Jeff, ce bassiste élastique qui jouit et souffre avec sa contrebasse, qui joue de la basse manche à la verticale, en sautant ou en grimaçant. Comme il embrasse son art ! Le chanteur, parfois, coule un regard vers lui et l’on oublie que c’est lui la star.

    Dehors, il pleut et il fait noir. La veille, nous étions le 12-12-12 et il ne s’est rien passé de particulier à ma connaissance. Le surlendemain fut beaucoup plus surprenant. Et d’aucuns attendent le 21-12-2012 avec fébrilité. Personnellement, je ne serai pas à Bugarach (d’ailleurs, il sera impossible d’accéder à ce refuge, c’est dire la portée du délire…) mais à Nantes, persuadée, comme Dominique A, que l’amour viendra de l’Ouest, fin du monde ou pas.

     

     

    10 décembre 2012  |  Catherine L.  

     

    Pluie d’orage sous le sommetLa Grande Vague d'HokusaiNous avons notre fou chantant. Le Japon a son fou de dessin. « Gakyôjin », c’est ainsi que se surnommait lui-même Hokusai (1760-1849), grand maître de l’estampe. Comme une vision furtive du mont Fuji depuis le Shinkansen, ses œuvres se méritent. Elles sont fragiles et craignent la lumière. Les 36 vues du mont Fuji (46 en réalité, dix planches ayant été ajoutées lors d’une seconde édition) qui font sa renommée somnolent la plupart du temps bien à l’abri dans les collections de la Bibliothèque nationale de France. Elles ont été réunies au fil du temps grâce aux legs et dations de trois grands collectionneurs japonisants, parmi lesquels l’artiste Henri Rivière. Après quatre ans d’hibernation, le musée Guimet en a ressorti une quarantaine. Neuf concernent l’œuvre si célèbre, mais ça n’est déjà pas si mal. Quand vous avez sous les yeux « la grande vague », le temps est comme suspendu. Beaucoup l’imaginent bien plus grande qu’elle ne l’est en réalité (il s’agit d’un format Ôban, soit 25 x 38 cm marges comprises). Beaucoup oublient que le mont Fuji apparaît en arrière plan, tant la vague prend toute la place. Peu de gens remarquent les frêles esquifs et les pêcheurs qui menacent d’être engloutis. Je me penche vers l’œuvre comme pour m’éclabousser d’embruns. Je plonge dans ce bleu de Prusse qui fit fureur à l’époque : cette couleur chimique éclatante venue d’Europe damait le pion aux vieux pigments naturels. J’observe la finesse du travail, son étonnante modernité.

    Très peu de planches figurent finalement le mont Fuji en tant que sujet. Dans Pluie d’orage sous le sommet, la vénérable montagne apparaît rougie et zébrée d’orange par un éclair qui évoque tout aussi bien des brèches de magma.

    Autre ambiance dans Le coup de vent dans les rizières d’Ejiri dans la province de Suruga (les titres à rallonge ajoutent au charme des œuvres) : sur le chemin, sept voyageurs luttent contre une rafale qui emporte chapeaux et feuilles de papier dans le ciel. Le dessin a quelque chose de la bande-dessinée. En arrière plan, le mont Fuji apparaît sous un simple trait noir à peine appuyé.

    A l’époque de Hokusai, Tokyo s’appelait Edo et offrait une dizaine de panoramas pour contempler le Fuji-san. Aujourd’hui, l’urbanisation et la pollution rendent l’exercice plus difficile. Clin d’œil amusant, seule la 46e planche (qui ne figure pas dans l’exposition) ne montre pas le cône volcanique : on y voit simplement ses pèlerins en pleine ascension !

    Exposition prolongée jusqu’au 7 janvier au musée Guimet.

    Pour en savoir plus : Hokusai, Les trente-six vues du mont Fuji, Jocelyn Bouquillard, éd. Seuil/BNF 2010, 19 € ). Un joli petit livre bien documenté.

    Légendes : Sanka hakuu, Pluie d’orage sous le sommet. Signature : Hokusai aratame Iitsu hitsu. Don Henri Vever, 1894 / EO 173 © Thierry Ollivier / RMN 
    Kanagawa oki namiura, Sous la grande vague au large de la côte à Kanagawa. Signature : Hokusai aratame Iitsu hitsu. Editeur : Nishimuraya Yohachi (Eijudô). Legs Raymond Koechlin, 1932 / Eo 3285 © Thierry Ollivier / RMN
    5 décembre 2012  |  Catherine L.  

    Tokyo vu de la mairie« A l’Hôtel Amour, le silence se partage, il fait la cour

    Je pars pour Tokyo

    Dans ma tête, il y a un passage

    Un vide confortable

    L’Hôtel Amour

    Des secrets fissurés volent au-dessus des tables

    Le temps prend le train

    Un arrêt sur chaque visage

    Je suis de passage

    A L’hôtel Amour

    Le silence dévoile l’intime au grand jour

    Un jour idéal

    Un lieu de passage

    Un vide confortable

    L’Hôtel Amour »

    Ariane Moffatt (extrait de l’album MA, un concept japonais justement)

    * L’insula est une zone du cortex cérébral aux fonctions encore obscures, dont Jean-Claude Ameisen parle fort bien…

    2 décembre 2012  |  Catherine L.  

    L'affiche des InvisiblesBonne surprise ce soir, aux Studio, à Tours : la présence, après la projection des Invisibles, du réalisateur Sébastien Lifshitz, venu répondre aux questions des téléspectateurs. Séduite par les témoignages de ce documentaire sensible et plein d’humour, je commence par lui demander comment il a choisi ses « personnages ».

    Il explique qu’il a mis un an et demi à trouver quelques 70 témoins possibles via des associations réparties sur tout le territoire. Il avait à cœur que ces homosexuel(le)s soient représentatifs de différentes régions, différents milieux sociaux. Il fallait aussi qu’ils n’aient pas peur de la caméra, que leurs lieux de vie soient cinégéniques et qu’ils aient suffisamment de recul et de réflexion sur leur parcours de vie pour rendre leur témoignage pertinent à l’écran. Au final il a filmé une dizaine de personnes et sept ont été gardés au montage (dont quatre femmes).

    Sur la genèse du film, il raconte qu’il collectionne la photographie amateur depuis des lustres et qu’une virée aux puces de Vanves lui a mis dans les mains un album photos de deux vieilles dames à l’allure très bourgeoise. Un mystère émanait de ces images et il a cherché à comprendre si un lien lesbien unissait les deux femmes, emportant avec lui les dix albums que le brocanteur avait en sa possession.

    Il s’est alors demandé si les homosexuels de ces générations-là n’avaient pas eu des vies plus heureuses que ce que l’histoire officielle semble nous dire. D’où l’idée de ce documentaire qui porte un regard sur des homos de plus de 60 ans, bien souvent « invisibles », y compris dans le monde gay.

    Hasard du calendrier, le film sort en plein débat sur le mariage gay et l’homoparentalité, alors que les témoins du documentaire ont d’abord eu à lutter pour leur propre existence avant toute forme de revendication. Bien au-delà de l’homosexualité et de la valeur du combat, ce très beau film de cinéma rend avant tout hommage à la puissance des esprits libres dans un quotidien ordinaire.