Presse
Téléchargez ici des exemples d’articles rédigés par mes soins pour différents titres de la presse magazine ou quotidienne ainsi que pour la presse institutionnelle.
Edition
Visualisez ici les couvertures des ouvrages que j’ai écrits ou auxquels j’ai collaboré.
Communication
Téléchargez ici des exemples de dossiers de presse, suppléments promotionnels et reportages réalisés pour des consumers.
Web éditorial
Visualisez ici les captures d’écran des blogs que j’ai animés.

Mon blog sur Tumblr

J'anime un 2ème blog dans lequel je propose une sélection de sites Web, de vidéos et d'articles divers trouvés sur Internet.
> monhoazin.tumblr.com
Les derniers articles ci-dessous :

    Hoazin.fr : le blog de Catherine Levesque

    27 décembre 2012  |  Catherine L.  

    Une photo de Pierrick SorinC’est un bout du monde comme il en existe des milliers d’autres, une avancée des terres dans la mer qui suffit à lui conférer quelque intérêt, la dernière pointe formée par le littoral avant l’estuaire et Saint-Nazaire. En voyant la mer démontée, je pense à Kamakura, un mois plus tôt, une autre baie en bordure d’un Pacifique qui ne l’est guère pour les Japonais. Au large, des vraquiers posés tels deux gros Lego semblent renoncer à franchir la ligne d’horizon. A bonne distance l’un de l’autre, ils demeureront immobiles jusqu’au lendemain.

    Quand j’étais enfant, une promenade à la pointe Saint-Gildas sonnait comme quelque chose de solennel. Il fallait faire un peu de voiture. Nous dépassions Pornic, frontière au-delà de laquelle les bourgs se teintaient d’exotisme. La côte était plus rocheuse, constellées de berniques que nous arrachions à leur support minéral pour en faire de savoureuses poêlées. De berniques, au sud de Pornic, il n’y en avait point. Pas plus qu’il n’y avait de « grains de café », doux coquillages à l’ourlet crénelé que ma mère traquait sur le sable mouillé. Le blockhaus, immuable et mystérieux, ajoutait probablement à la singularité du lieu. Depuis le petit balcon de notre hôtel, je regarde l’imprenable bunker, partie prenante du paysage. Jamais, alors que je jouais à me faire peur à l’intérieur, je n’aurais imaginé possible de passer le jour de Noël à cet endroit. La pointe Saint-Gildas, figée dans mon imaginaire d’enfant, n’existe que l’été.

    Photo : Partie de volley (avec Michel) à La Bernerie. Œuvre (mythique) du Nantais Pierrick Sorin. © Pierrick Sorin.

    23 décembre 2012  |  Catherine L.  

    La couverture des IgnorantsPour la supposée soirée de la fin du monde, avant-hier, nous nous offrons un bel apéritif au bar La Provence, près de la place Royale, à Nantes. Impossible d’acheter la moindre bouteille d’alcool dans la ville : un arrêté préfectoral l’interdit par crainte des débordements. Nathie m’explique sommairement : le grand manitou Facebook invite à une murge collective pour affronter la fin du monde sans douleur. Soit.

    Sur le zinc (un vrai) de La Provence, je soudoie donc l’affable Jean-Luc (planqué derrière sa trancheuse à jambon) par quelques mots éclairés, désignant sur sa carte des vins « Les Noëls de Montbenaut ». Ce coteau-du-layon, il le vend 27 euros les 50 cl, mais vous comprenez, je ne veux pas boire tout ça, moi, alors juste un verre siouplaît. Il accepte, bonhomme. Et moi je le renifle, ce nectar dont la BD m’a fait rêver. Nez miellé, légèrement beurré, couleur dorée, une incroyable longueur en bouche qui vous tapisse le palais. Slurp.

    Honte à moi, je n’ai pas retenu le millésime, enchaînant brutalement avec un verre de coteau-du-loir du domaine Nicolas, dont la saveur de pineau d’Aunis aurait fait tomber Hélène de son tabouret si elle avait été assise là. C’est toujours avec un plaisir non dissimulé que je bois du (bon) vin sarthois quand d’aucuns pensent que ça n’existe pas. Mais revenons à notre coteau-du-layon : j’ai supposé que c’était l’un des derniers qu’il avait produits, ce fameux Richard Leroy. D’après mes lectures, ce chantre de la biodynamie a cessé de faire des liquoreux pour s’affranchir totalement des sulfites, qu’il est impossible d’éviter sur ce type de vin. Voici ce qu’en dit la Revue du vin de France :

    « De son vignoble de poche (2,7 ha sur des schistes gréseux et rhyolites), Richard Leroy sélectionne comme un orpailleur ses raisins (en culture bio) et produit de grands secs, qu’il élève méticuleusement en barriques dans un garage reconverti en cave. Tous les fous du cépage chenin suivent avec passion cette excitante production. Depuis 2008 les vins ne sont plus produits en appellation anjou mais en vin de table. »

    21 décembre 2012  |  Catherine L.  

    Wapiti décembre 2012 Dans Wapiti ce mois-ci, mon article sur le manchot empereur ! Un oiseau qui n’a pas froid aux œufs…

     |  Catherine L.  

    Capture d’écran de la newsletter du FifoEn ligne, la dernière newsletter que j’ai rédigée pour le Festival de Ménigoute. Prochain rendez-vous fin janvier 2013 !

    16 décembre 2012  |  Catherine L.  

    Dominique A en concert le 13 décembre 2012Jeudi dernier, énième concert de Dominique A, mais jamais assez, jamais le même, toujours la même subjugation. Trois nouveaux morceaux dès l’ouverture, dont un magnifique sur cet amour qui viendra de l’Ouest. Texte ciselé, métaphorique, efficace : il y a toujours moyen de s’y retrouver, de ressasser le passé. Ça fait mal et ça fait du bien aussi. On cautérise, on conjure, on radoube. Les vieux outils familiaux ne suffisent pas toujours mais on aime savoir qu’on peut y recourir, dans la vieille trousse posée sur une étagère du sous-sol. Et Jeff, ce bassiste élastique qui jouit et souffre avec sa contrebasse, qui joue de la basse manche à la verticale, en sautant ou en grimaçant. Comme il embrasse son art ! Le chanteur, parfois, coule un regard vers lui et l’on oublie que c’est lui la star.

    Dehors, il pleut et il fait noir. La veille, nous étions le 12-12-12 et il ne s’est rien passé de particulier à ma connaissance. Le surlendemain fut beaucoup plus surprenant. Et d’aucuns attendent le 21-12-2012 avec fébrilité. Personnellement, je ne serai pas à Bugarach (d’ailleurs, il sera impossible d’accéder à ce refuge, c’est dire la portée du délire…) mais à Nantes, persuadée, comme Dominique A, que l’amour viendra de l’Ouest, fin du monde ou pas.

     

     

    10 décembre 2012  |  Catherine L.  

     

    Pluie d’orage sous le sommetLa Grande Vague d'HokusaiNous avons notre fou chantant. Le Japon a son fou de dessin. « Gakyôjin », c’est ainsi que se surnommait lui-même Hokusai (1760-1849), grand maître de l’estampe. Comme une vision furtive du mont Fuji depuis le Shinkansen, ses œuvres se méritent. Elles sont fragiles et craignent la lumière. Les 36 vues du mont Fuji (46 en réalité, dix planches ayant été ajoutées lors d’une seconde édition) qui font sa renommée somnolent la plupart du temps bien à l’abri dans les collections de la Bibliothèque nationale de France. Elles ont été réunies au fil du temps grâce aux legs et dations de trois grands collectionneurs japonisants, parmi lesquels l’artiste Henri Rivière. Après quatre ans d’hibernation, le musée Guimet en a ressorti une quarantaine. Neuf concernent l’œuvre si célèbre, mais ça n’est déjà pas si mal. Quand vous avez sous les yeux « la grande vague », le temps est comme suspendu. Beaucoup l’imaginent bien plus grande qu’elle ne l’est en réalité (il s’agit d’un format Ôban, soit 25 x 38 cm marges comprises). Beaucoup oublient que le mont Fuji apparaît en arrière plan, tant la vague prend toute la place. Peu de gens remarquent les frêles esquifs et les pêcheurs qui menacent d’être engloutis. Je me penche vers l’œuvre comme pour m’éclabousser d’embruns. Je plonge dans ce bleu de Prusse qui fit fureur à l’époque : cette couleur chimique éclatante venue d’Europe damait le pion aux vieux pigments naturels. J’observe la finesse du travail, son étonnante modernité.

    Très peu de planches figurent finalement le mont Fuji en tant que sujet. Dans Pluie d’orage sous le sommet, la vénérable montagne apparaît rougie et zébrée d’orange par un éclair qui évoque tout aussi bien des brèches de magma.

    Autre ambiance dans Le coup de vent dans les rizières d’Ejiri dans la province de Suruga (les titres à rallonge ajoutent au charme des œuvres) : sur le chemin, sept voyageurs luttent contre une rafale qui emporte chapeaux et feuilles de papier dans le ciel. Le dessin a quelque chose de la bande-dessinée. En arrière plan, le mont Fuji apparaît sous un simple trait noir à peine appuyé.

    A l’époque de Hokusai, Tokyo s’appelait Edo et offrait une dizaine de panoramas pour contempler le Fuji-san. Aujourd’hui, l’urbanisation et la pollution rendent l’exercice plus difficile. Clin d’œil amusant, seule la 46e planche (qui ne figure pas dans l’exposition) ne montre pas le cône volcanique : on y voit simplement ses pèlerins en pleine ascension !

    Exposition prolongée jusqu’au 7 janvier au musée Guimet.

    Pour en savoir plus : Hokusai, Les trente-six vues du mont Fuji, Jocelyn Bouquillard, éd. Seuil/BNF 2010, 19 € ). Un joli petit livre bien documenté.

    Légendes : Sanka hakuu, Pluie d’orage sous le sommet. Signature : Hokusai aratame Iitsu hitsu. Don Henri Vever, 1894 / EO 173 © Thierry Ollivier / RMN 
    Kanagawa oki namiura, Sous la grande vague au large de la côte à Kanagawa. Signature : Hokusai aratame Iitsu hitsu. Editeur : Nishimuraya Yohachi (Eijudô). Legs Raymond Koechlin, 1932 / Eo 3285 © Thierry Ollivier / RMN