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J'anime un 2ème blog dans lequel je propose une sélection de sites Web, de vidéos et d'articles divers trouvés sur Internet.
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    Au jardin. #ecureuil #squirrel

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    Indiscrétions à la mare… #amphibians #danslejardin (à Saint-Avertin)


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    Convalescence #Madeleines maison. #goûter en famille.

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    Petite promenade convalescente accompagnée du chant de l'accenteur mouchet. Le printemps balbutie. #reveilprintanier #nature #petitbonheuraprèsladouleur (à Saint-Avertin)

Hoazin.fr : le blog de Catherine Levesque

19 novembre 2012  |  Catherine L.  

Jardin zenA force de fréquenter les temples bouddhistes et les sanctuaires shinto, j’ai peut-être trouvé la voie, mais j’ai perdu la voix.

18 novembre 2012  |  Catherine L.  

Tunnel de toris Combien de marches ai-je dû gravir pour atteindre le sommet de la colline ? Oh, elle n’est pas bien haute, un peu plus de 230 m, mais il m’a semblé en grimper bien plus que pour atteindre le haut de la Tour Eiffel. La visite du sanctuaire Fushimi Inari tient plus de la randonnée que du recueillement, même si les deux, bien sûr, ne sont pas incompatibles. Ce qui m’a attirée sur ces lieux (débordées par nos envies, Hélène et moi avons aujourd’hui vaqué chacune de notre côté), outre l’aspect bucolique, ce sont ces surprenants couloirs de torii qui serpentent dans la montagne et dans lesquels on s’engage sans trop savoir où ils vont nous mener. Ces portiques vermillon symbolisent le passage du profane au sacré. Ici, il y en aurait plus de 30 000 alignés sur un total de 5 km ! De fait, je n’ai cessé d’en emprunter pendant environ une heure quinze, le temps qu’il m’ a fallu pour jouir d’une belle vue sur Kyoto. En chemin, j’ai croisé de nombreux renards, tous figés dans la pierre, messagers sur terre de la divinité Inari dans la religion shinto (et bouddhiste). Le canidé est censé veiller sur les récoltes et tient souvent dans sa gueule la clé du grenier à blé. Même les nouilles que l’on peut déguster dans les pittoresques auberges, en chemin, s’appellent kitsune udon (nouilles du renard).

En m’élevant sur la colline, je me suis dit que le shintoïsme était la seule religion dont je me sens à peu près proche, bien loin de nos croyances monothéistes, moralisatrices et dogmatiques. Aucune représentation humaine (à ma connaissance, somme toute assez succincte), que des bestioles. Une communion singulière avec la nature, entre animisme et panthéisme. Les Japonais ne construisent pas de cathédrales, mais ils font de divins jardins.

17 novembre 2012  |  Catherine L.  

A Kyoto, mon excitation à l’égard de la gastronomie japonaise est à son comble. A Tokyo déjà, nous avions exploré le quartier Kappabashi, où se  concentrent les ustensiles de cuisine, et le marché Tsukiji, sorte de Rungis entièrement dédié aux poissons et fruits de mer (le plus grand du monde tout de même, c’est très impressionnant, bien que nous n’ayons pas vu la criée aux thons rouges, dont l’accès est très réglementé). A Kyoto, la pluie aidant, nous avons passé une partie de la matinée au marché Nishiki, surnommé la « cuisine de Kyoto », parce que les grands chefs du kaiseki (les plats les plus raffinés de la ville) s’y approvisionnent. C’est une longue allée étroite et couverte bordée d’échoppes, alimentaires pour la plupart. Nous nous sommes aussi arrêtées chez un coutelier à l’art affûté (une pure merveille, voir le blog d’Hélène) et chez un « sakiste » charmant et concentré. Le saké (Bouzimaya) goûté le jour de notre arrivé m’ayant déçue, j’ai cherché une  bonne adresse pour me procurer un saké non pasteurisé (namazake). Impossible, en revanche, de trouver le Kawasemi dégusté avec Jérôme à Paris. En accompagnement de nos pickles de légumes (tsukemono), il s’est avéré moins sec et très fruité, plus proche du Kawasemi qui avait séduit mon palais d’Européenne rompue aux vins gouleyants. Pas de coup de cœur, en revanche, pour les délicates pâtisseries achetées dans une belle boutique de Shijo-dori. Si les Japonais excellent dans l’art de l’emballage, le contenu n’est pas à la hauteur du contenant !

16 novembre 2012  |  Catherine L.  

L’ukiyo-e  est un mouvement artistique japonais de l’époque d’Edo comprenant non seulement une peinture populaire et narrative originale, mais aussi et surtout les estampes japonaises gravées sur bois. Dans son sens ancien, le « monde flottant » est lourdement chargé de notions bouddhiques, avec des connotations mettant l’accent sur la réalité d’un monde où la seule chose certaine, c’est l’impermanence de toute chose.

« Vivre uniquement le moment présent,
se livrer tout entier à la contemplation
de la lune, de la neige, de la fleur de cerisier
et de la feuille d’érable… ne pas se laisser abattre
par la pauvreté et ne pas la laisser transparaître
sur son visage, mais dériver comme une calebasse
sur la rivière, c’est ce qui s’appelle ukiyo. »

Préface d’Asai Ryōi dans Les Contes du monde flottant (env. 1665).

Source : Wikipédia

15 novembre 2012  |  Catherine L.  

Imaginez une petite pièce d’eau rectangulaire de 2 mètres carrés avec une baignoire relativement basse. Vous déposez votre yukata (kimono léger) dans la minuscule pièce qui sert de sas (et vous n’arrivez pas habillée de pied en cap comme je l’ai fait ce soir). A l’aide du pommeau de douche ou des petites bassines posées au sol, vous vous rincez abondamment près de la baignoire, qui pour l’heure est couverte d’une sorte de mini « liner » destiné à conserver la chaleur de l’eau. Vous enroulez cette protection sur elle-même de manière à pénétrer dans la dite eau, dont la température est idéale pour se relaxer (du moins, ce fut mon cas). Quand vous vous glissez dans la baignoire, elle déborde mais pas de panique, ça n’est pas grave. Il y a un trop-plein conçu à cet effet sur le sol. Ouf. Immergée, vous pouvez donc méditer sans plus attendre sur les bizarreries des dernières 24 heures :

1 – La vitrine et le slogan en français d’un Love hotel à Tokyo, hier soir, où l’on propose des tarifs pour une heure, deux heures ou plus si affinités confirmées.

2 – Le mont Fuji revu depuis le shinkansen (le fameux train ultrarapide) en roulant vers Kyoto : il m’a paru trappu, privé de sa cime prisonnière des nuages. Je le suppose plus beau de loin.

3 – Une ardoise annonçant le beaujolais nouveau dans un resto de Kyoto.

4 – La première contravention de vélo mal garé (Florent Chavouet en est plusieurs fois victime dans Tokyo Sanpo).

Vous sortez du bain une fois ce petit film mental achevé. Et là, seulement là, vous vous lavez à grand renfort de savon jusqu’à ce qu’il n’en reste plus une bulle. Vous retournez alors au bain terminer ce petit rituel, comme il en existe beaucoup d’autres ici. Le mode d’emploi spécifie qu’on peut même chanter une petite chanson (spéciale dédicace au petit être brun).

 

14 novembre 2012  |  Catherine L.  
Le Pacifique à Kamakura

Le Pacifique à Kamakura, au sud de Tokyo.

Nawi furi-ki (la terre trembla). Le 11 mars 2011, à 14 h 46 minutes et 44 secondes, un tremblement de terre a ébranlé le Japon pendant plus de deux minutes (9 sur l’échelle de Richter). Le pays s’est déplacé de 5 mètres vers l’est et l’axe de rotation de la Terre a bougé de 10 cm. Grâce aux capteurs disséminés dans tout le pays et au fond des mers, il a fallu une dizaine de secondes pour donner l’alerte jusque sur les écrans de télévision, ce qui a permis, entre autres, de stopper les 27 trains ultrarapides lancés à grande vitesse pour éviter qu’ils ne déraillent. Les deux tours de la mairie de Tokyo (243 m) ont tangué. A Yokohama, au sud de la capitale, un parking souterrain est devenu aérien. Ce jour-là, les sismographes enregistrèrent 78 secousses. Sur toute la semaine, les Japonais en subirent 400. Cela ne prit fin que le 8 juin… Le Japon subit ainsi 20 % des séismes les plus violents enregistrés chaque année dans le monde.

Source : Fukushima, récit d’un désastre, Michaël Ferrier, NRF Gallimard (dont je vous conseille vivement la lecture).