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janvier, 2013

Quoi qu’en dise ma comparse « nippone » dans un de ses posts, on est encore loin du printemps et plus encore de l’été si l’on se contente de mettre le nez dehors, alors pourquoi des cerisiers et des prunes, me direz-vous ? Parce que samedi dernier, je suis allée prendre mon cours de makis à l’atelier de Sakura, au restaurant Sous les cerisiers (voir le post de ma première expérience à cette excellente table franco-japonaise). Outre un thé genmaicha en guise d’accueil, j’y ai bu la fameuse liqueur de prune (umeshu) à l’apéritif (kanpai !). Je m’en suis procuré depuis avec la prune entière…

Nous étions sept, dont trois garçons, à suivre les conseils techniques de Sakura, qui nous a appris à faire un bouillon miso succulent (rien à voir avec le bouillon clair où surnagent quelques algues et champignons de Paris, je vous l’assure…). Pendant que tout cela mijotait tranquillement, nous sommes rentrés dans le dur avec les makis. Les traditionnels (hosomakis), d’abord, c’est-à-dire ceux qui sont entourés d’algue nori, par opposition aux californiens (uramakis), qui présentent l’algue à l’intérieur et dont le riz est souvent saupoudré de graines de sésame grillées (brunes et blondes, pas de jaloux). Rappelons au passage que les makis californiens, comme leur nom l’indique, sont d’origine américaine et non japonaise. Les Américains, nous a dit Sakura, font un blocage sur l’algue, alors ils la planquent… Et ne vous avisez pas de leur dire que le résultat est le même.

J’avais bien fait de m’entraîner par deux fois. J’ai très vite compris pourquoi mes makis maison étaient trop gros : il suffit de couper la feuille d’algue en deux pour en faire de plus petits, qu’on croque en entier goulument après un rapide passage dans la sauce soja (salée). Comme les makis se mangent froids, le gingembre, nous a expliqué Sakura, sert à réchauffer le corps entre deux bouchées. Quant au wasabi, je l’utilise désormais en poudre : ça se conserve mieux qu’en pâte et il suffit de le diluer dans l’eau.

J’ai largement progressé dans l’esthétique du maki. Pour le californien, peut mieux faire ! Comme l’algue est à l’intérieur, on la retourne sur la natte de bambou (makisu) quand elle est recouverte de riz vinaigré et de sésame, et c’est ensuite seulement que l’on dispose l’avocat, les rondelles de gambas cuite ou le saumon cru, selon ce que l’on souhaite déguster. C’est alors que le tour de main intervient, quand on utilise la natte pour rouler le maki sur lui-même. Le cours, à ce moment précis, est une vraie plus-value.

Après ces trois heures d’initiation salutaires, j’ai donc foncé chez Kyoko, rue des Petits-Champs, pour faire mes emplettes. J’y ai même trouvé du bouillon dashi en cubes (préconisé dans de nombreuses recettes du Livre de la vraie cuisine japonaise, pour le moins technique). Pour les makis, je vous recommande le dernier sorti chez Larousse : Sushis, makis & cie. Il propose une centaine de recettes relativement simples à faire (si tant est qu’on maîtrise le riz vinaigré), notamment des chirashis, des sashimis, des temakis, des gunkans, des nigiris, des oshis… Ouh là, je m’emballe, tel un makisu dans un film alimentaire !

 

Rue du Tangage, La PossonnièreLe dossier de presse du comité départemental de l’Anjou, dont j’ai réalisé une partie de la rédaction via Bergamote Presse, est téléchargeable sur le site d’Anjou Tourisme. Parmi les prestations que j’ai testées : les gourmandises de Sandrine et Stéphan Perrotte (Instant d’ici) ; Thomas’Ranch ; la fabuleuse cabane lodge en bois du Château des Briottières ; l’incroyable dédale souterrain du Troglo à plumes ; la délicieuse halte insulaire « Au Bout de l’Île », à Montjean-sur-Loire : une nuit à bord d’une toue cabanée avec le batelier de Terre et Loire ; la fabuleuse Maison Haute perchée à Montsoreau ; les luxueux « farés » sur pilotis de Côté Rivière, à Grez-Neuville ; la très belle demeure du Haut Pressoir, idéale pour une halte bio sur la Loire à vélo. A ce propos, les cyclotouristes n’hésiteront pas à faire étape dans le Vel’abri du camping de Montsoreau. Plus étonnant, une plage de sable et un nouveau spot de wakeboard à 20 minutes d’Angers. Fun et glisse assurés.

Pour un aperçu complet de l’offre touristique angevine, on peut feuilleter en ligne le magazine 2013 de l’Anjou, où je présente aussi la prestation œnotouristique de Pascal Busson.

1972. La plupart des œuvres Aborigènes* exposées jusqu’à aujourd’hui au musée du Quai Branly ont mon âge. Ceux qui les ont peintes ont des noms impossibles à mémoriser pour les Occidentaux que nous sommes – Mick Namarari Tjapaltjarri, Kaapa Tjampitjinpa, Timmy Payungka Tjapangati… – et il faut s’y prendre à plusieurs fois ne serait-ce que pour les coucher sur le papier.

Mon intérêt pour cet art fascinant remonte à un reportage en Australie, un an avant les JO de Sydney. En Terre d’Arnhem, j’ai observé avec un vif intérêt les peintures pariétales représentant chasseurs et kangourous sur la roche ocre. Accrochée au manteau de ma cheminée, je conserve une œuvre délicate achetée dans une galerie d’Alice Springs (un chasseur de kangourou, justement) et un minuscule bocal de sable rouge ramassé dans le désert du Centre. Je m’aperçois aujourd’hui qu’il s’agissait peut-être d’un vol odieux aux yeux des habitants de ces terres hostiles et envoûtantes. La terre et le ciel se confondent dans leur paysage mental et le point de vue qu’ils adoptent lorsqu’ils peignent est d’ailleurs celui d’un oiseau. Loin des estampes japonaises qui flattent aussi ma pupille, point de ligne d’horizon, d’échelle, de perspective ni d’orientation. Mais des signes.

Au début des années 1970, quand les Aborigènes virent leurs légitimes aspirations reconnues, un professeur d’art, Geoffrey Bardon, a encouragé la communauté de Papunya (un centre de « sédentarisation » créé par l’État australien) à s’inspirer des motifs traditionnels hérités de ses ancêtres. Comme il s’agissait de signes, ils le surnommèrent M. Patterns (M. Motifs !). Un mouvement fondateur était né dans cette coopérative : les Aborigènes ne dessinaient plus sur le sol, les écorces ou les corps dans le cadre strict de cérémonies, mais sur de petites surfaces de bois aggloméré, à l’acrylique.

Il est amusant de voir nombre de visiteurs s’approcher de certains tableaux, comme aspirés par les milliers de points blancs hypnotiques formant des courbes indéchiffrables à nos yeux. Même avec les clés livrées par les anthropologues, interprétrer ces « lignes de chansons », ce réseau de symboles et de cercles concentriques, tout comme la notion mythologique de Temps du rêve (Dreaming), demeure un exercice mental complexe. J’ai appris dans cette exposition que ces petits points représentent parfois la bourre de coton que les Aborigènes utilisaient pour souligner les contours des dessins réalisés au sol. Il peut aussi s’agir de végétation, d’éléments topographiques…

Il y a une autre explication à cette sémantique inaccessible : il fallut trouver un moyen de coder des images au caractère sacré dès lors qu’un public non autorisé était susceptible d’y avoir accès. Ce paradoxe est illustré dans le musée par un espace clos où sont présentées une vingtaine d’œuvres dont la vue est interdite aux femmes et aux enfants Aborigènes.

La superposition de ces motifs aux pointillés est parfois si bien maîtrisée qu’elle offre des effets optiques magistraux, notamment sur les quelques toiles géantes présentées en fin d’exposition.

Le succès de cette exposition, dont le catalogue est malheureusement définitivement épuisé, confirme l’intérêt des Occidentaux pour cette grammaire picturale fondée sur une culture multimillénaire. Besoin de Terre, besoin de Mystère, besoin de Sacré.

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* A la demande des Aborigènes, précise le musée, ce terme est écrit systématiquement avec une capitale même lorsqu’il s’agit d’un adjectif, contrairement aux règles du code typographique !

Légende : Le Rêve du serpent. Auteur de l’œuvre :  Warlimpirrnga Tjapaltjarri. Fin du 20e siècle. Pigments acryliques sur toile (151,7 x 123 x 2,5 cm, 5400 g). Territoire du Nord (Australie). Groupe Pintupi, communuaté de Papunya. Ce rêve est associé au cycle secret Tingari. « Les Tingari sont des personnages mythiques du Temps du Rêve qui voyagent dans de vastes étendues du pays, en organisant des rituels et en créant des sites. Les hommes Tingari sont, en général, suivis des femmes Tingari et accompagnés par les novices. Leurs aventures sont relatées dans des chants cérémoniels. Ces mythologies font partie des enseignements actuels des jeunes initiés et donnent des informations sur les rituels contemporains. » F. Dussart
© Musée du Quai Branly, photo Thierry Ollivier, Michel Urtado © ADAGP, Paris 2012

A lire dans Tour(s)plus le mag, page 11, mon article sur la thermographie, une technique qui, via une caméra thermique, permet de détecter les déperditions de chaleur sur les façades des bâtiments.

NoteoJe vous parlais récemment d’un outil qui facilite l’achat « responsable ». Je vous invite à lire mon article sur le site de La Maison du cancer. Noteo, une nouvelle application gratuite, téléchargeable sur Iphone ou Android, et consultable sur Internet, passe au crible plus de 45 000 produits avant de les noter. Aurèle Clémencin, responsable produits chimiques et santé chez Noteo, nous en dit plus sur cette démarche novatrice.

Annuaire web du Cre-sol

Je ne vais pas vous faire le coup des bonnes résolutions du début d’année, déjà que je souhaite rarement, voire pas du tout, les bons vœux d’usage. Disons que c’est l’occasion qui fait le larron : je me fais l’écho d’une initiative du Cre-sol, le réseau d’économie solidaire en région Centre, qui vient de mettre en ligne son annuaire de la consommation responsable. Grâce à une carte interactive, on y trouve toutes les initiatives et alternatives recensées à ce jour, de la Biocoop de base à l’Amap en passant par les éco-matériaux, le commerce équitable, les produits fermiers, la librairie spécialisée, le Système d’échange local… Bref, un outil précieux pour mieux acheter ou échanger, dans le respect de certaines valeurs.

Je vous ferai part plus tard d’un autre outil bien pratique, Noteo, voué lui aussi à éclairer nos choix conso. N’hésitez pas à l’explorer en attendant l’interview d’Aurèle Clémencin, responsable produits chimiques et santé de ce site novateur.