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octobre, 2012

Je me suis associée à la fin de l’été à l’agence Bergamote Presse, créée il y a tout juste un an par mes amies Aurélie Laglantine (la Parisienne) et Anne-Marie Jelonek (la Tourangelle), rejointes par Catherine Mattei, iconographe et webmaster. Nous venons de réaliser pour le groupe Uni-Editions un hors-série de Détente Jardin consacré à l’art de vivre à la campagne intitulé Pause Campagne, en kiosque depuis hier. A la fois contemplatif et créatif, Pause Campagne prend le temps, tout au long de 132 pages en grand format, de profiter des plaisirs de la campagne. Une invitation à « retrouver sa vraie nature ». L’agence Bergamote Presse a créé une maquette innovante, un sommaire qui déroule des sujets gourmands et imaginé un cahier créatif de 24 pages au stylisme tendre. Elle a également assuré la production de reportages dans toute la France. Bergamote Presse confirme ainsi sa vocation d’agence de contenu spécialisée dans l’art de vivre et l’art de voyager et sa capacité à mobiliser des talents, en création, en textes comme en images, au service de projets éditoriaux ambitieux. Pause Campagne est tiré à 40 000 exemplaires et sera en vente jusqu’à fin décembre au prix de 4,50 euros.

Vous pouvez feuilleter des extraits du magazine sur le site de Bergamote Presse.

Dominique A en dédicace au Lieu unique« Vous êtes une sacrée tripotée. » Dominique A est comme ça. Il a des sorties parfois un peu désuètes. Je le soupçonne d’en faire exprès, par amour des lettres. La salle à gradins du Lieu Unique était comble pour la première lecture musicale de son roman autobiographique, Y revenir. Le choix de Nantes n’est pas anodin : « Je proteste rarement quand on me présente comme nantais. » Comme il a réglé ses comptes avec Provins, sa ville natale, en allant y chanter ses morceaux pour la première fois, le 4 mars 2011, il semble être ici pour renouer avec la ville où il a fui, adolescent, à la faveur de la mutation paternelle.

Seul face au public et à son pupitre, c’est un écolier qui s’applique pour réciter sa poésie. Tout de noir vêtu, comme toujours sur scène. Il joue de la guitare et promène le bout de ses pieds sur de petits boîtiers dont j’ignore le nom, remplis de boutons. La technologie en renfort fait des miracles : elle fait écho à sa voix, repasse des boucles musicale, la maîtrise est parfaite. A peine l’artiste savonne-t-il parfois dans une lecture plus proche d’un psaume que d’un chant. Et de citer Kazuo Kamimura : « Ce qui marque le plus une personne, ce ne sont pas tant ses expériences passées que les paysages dans lesquels elle a vécu. »

Plus je vieillis, plus je partage son point de vue. J’ai grandi près d’un hypermarché qui a peu à peu vampirisé la campagne mancelle qui nous entourait. Cela fut peut-être déterminant dans ce que je suis maintenant.

Entre les extraits fort bien choisis dans une mise en scène minimaliste, Dominique A nous a offert quelques chansons : moment très émouvant, un titre interprété adolescent qui préfigure ses morceaux futurs, retransmis sur une sound machine et sur lequel il superpose sa voix d’adulte. Une reprise de La Fanette, de Brel, et de l’improbable Partir de Gisor, un titre eighties ingrat qui m’échappa à l’époque et qu’il clamait à tue-tête sur un sentier de Provins. Y revenir donc. Pactiser avec ses origines.

Parfois, il est question d’y aller. Depuis des années, je voulais y aller, au Japon. Par pure fascination : pour la culture, les mangas, la cuisine dans toutes ses composantes (makis, teppanyaki, kaseiki, tempura…), le shinto, la tradition confrontée à la modernité… Cette fois, c’est décidé, avec Hélène, on y va. Dans un mois, on sera à Tokyo (« assises sur une chaise »). Inconscience pour certains, privilège pour d’autres. « On ne nous apprend pas à se méfier de tout… »

Photo : Dominique A en dédicace au Lieu unique © Catherine Levesque